En 2013, Ferrari a pris la décision inattendue de mettre fin à sa collaboration avec le célèbre cabinet de design Pininfarina, une séparation qui a marqué la fin d’une ère de plus de soixante ans. Depuis, la marque italienne a développé son propre centre de design, le Centro Stile, et a pris un nouveau tournant dans sa stratégie de design. Dans une interview accordée à Motor1, Flavio Manzoni, responsable du design chez Ferrari, revient sur cette transition significative.
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La séparation avec Pininfarina : un tournant nécessaire
La dernière Ferrari conçue par Pininfarina, la F12berlinetta, n’a cessé d’être produite qu’en 2017, mais c’est en pleine création de la LaFerrari que Ferrari a décidé de se séparer de Pininfarina. Manzoni explique à Motor1 que son équipe interne ainsi que Pininfarina ont été invités à soumettre des propositions de design pour la voiture, le management devant choisir celle qu’il préférait. Finalement, la proposition de Manzoni a été sélectionnée, marquant ainsi la fin des Ferrari arborant le badge Pininfarina.
Les défis de créer un design en interne
« Au début, c’était très difficile pour [Pininfarina] parce qu’après plus de soixante ans de collaboration, ils ont dû accepter l’idée que Ferrari voulait créer son propre centre de design », a déclaré Manzoni. « Cependant, il était nécessaire, car Ferrari était le seul constructeur automobile au monde à ne pas avoir de centre de design interne, ce qui était à la fois étrange et risqué. »
La décision n’était pas uniquement motivée par des considérations esthétiques. La création d’une voiture de performance moderne a nécessité une réévaluation complète des méthodes de design de Ferrari. Manzoni souligne : « Le niveau de complexité technique des voitures augmentait considérablement, il était donc essentiel de travailler en équipe avec synergie, plutôt que d’avoir des designers d’un côté et des ingénieurs à Maranello. »
Manzoni, qui dirige le studio de design interne depuis sa création en 2010, a également avoué que le défi de concevoir toutes les futures Ferrari le mettait sous pression : « Les débuts ont été difficiles, beaucoup de pression », a-t-il confié.
Une évolution vers l’innovation
Les efforts de Manzoni portent leurs fruits, car depuis l’introduction de Ferrari en bourse en 2015, l’entreprise a vu sa valeur presque multipliée par neuf. La marque vend désormais plus de voitures que jamais, grâce en partie au Purosangue, son premier SUV lancé en 2023. À l’horizon 2026, Ferrari prévoit également de lancer son premier véhicule électrique, un projet sur lequel Manzoni se dit enthousiaste.
« Chaque projet est un défi, et chaque occasion de travailler sur une nouvelle technologie est une chance de promouvoir l’innovation », conclut-il. « Par exemple, toutes les Ferraris hybrides sont nouvelles en termes de disposition des composants ; nous avions l’opportunité de concevoir quelque chose de différent. »

Antoine Blondain, diplômé de l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), une institution qui sert de creuset aux journalistes prometteurs en France. Aujourd’hui, je suis rédacteur, auteur, et journaliste pour le site web journalpremiereedition.com, où je couvre une variété de sujets qui englobent les domaines politiques, culturels et sociaux.
Ma passion pour le journalisme a vu le jour durant mes années de formation à l’IJBA, où j’ai acquis non seulement les compétences techniques nécessaires pour exercer ce métier, mais aussi une éthique professionnelle rigoureuse. L’institut m’a offert un environnement propice pour comprendre les mécanismes complexes qui régissent les médias et la communication en général. Bonne lecture!
