Stellantis, le conglomérat automobile qui regroupe des marques emblématiques telles que Jeep, Dodge et Ram, a récemment décidé de suspendre ses prévisions financières pour l’ensemble de l’année en avril, citant des incertitudes liées aux droits de douane. Ce lundi, l’entreprise a dévoilé des estimations préliminaires pour le premier semestre 2025, maintenant que ces droits ont commencé à avoir un impact. Les résultats s’annoncent préoccupants.
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Des pertes nettes significatives
Stellantis prévoit une perte nette de 2,68 milliards de dollars pour le premier semestre. L’entreprise a également révélé des chiffres de livraison mondiaux pour le deuxième trimestre 2025, affichant un recul de 6 % des expéditions, avec une chute massive de 25 % en Amérique du Nord, correspondant à environ 109 000 unités.
Plus précisément, Stellantis anticipe un impact de 300 millions de dollars sur ses affaires en raison des droits de douane appliqués à ses expéditions.
Le reste de la perte est attribué à l’annulation de la production prévue, en réponse aux droits de douane, ainsi qu’à des actions non spécifiées visant à « améliorer les performances et la rentabilité », dont les résultats ne seront visibles qu’au cours du second semestre 2025. L’entreprise évoque également des coûts industriels plus élevés, des facteurs géographiques et des fluctuations des taux de change.
Un déclin variable selon les régions
Concernant la baisse des ventes, Stellantis cite plusieurs raisons. L’entreprise impute la responsabilité à une diminution des ventes aux flottes et à « des facteurs de transition de produits ». Cela inclut la nouvelle gamme de véhicules de Smart Car et la Fiat 500 hybride, dont la production n’a pas encore atteint son plein potentiel.
Cependant, la situation n’est pas entièrement négative. Bien que l’Amérique du Nord et l’Europe aient enregistré des baisses, d’autres régions, comme le Moyen-Orient et l’Afrique, ont connu une augmentation de 30 %, tandis que l’Amérique du Sud a progressé de 20 %.
Ainsi, Antonio Filosa, le nouveau PDG nommé en mai, a du travail devant lui. Dans une déclaration précédente, il affirmait que « rien n’est irrémédiable chez Stellantis qui ne puisse être corrigé par ce qui fonctionne bien dans l’entreprise ». Stellantis a également écarté des rumeurs selon lesquelles elle envisagerait de se séparer de marques en difficulté comme Maserati pour améliorer sa liquidité ou de mettre au repos des marques comme Chrysler pour réduire ses coûts.
Avec les droits de douane désormais pleinement applicables, il ne faudra pas longtemps pour voir comment la vision de Filosa se matérialise.

Antoine Blondain, diplômé de l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), une institution qui sert de creuset aux journalistes prometteurs en France. Aujourd’hui, je suis rédacteur, auteur, et journaliste pour le site web journalpremiereedition.com, où je couvre une variété de sujets qui englobent les domaines politiques, culturels et sociaux.
Ma passion pour le journalisme a vu le jour durant mes années de formation à l’IJBA, où j’ai acquis non seulement les compétences techniques nécessaires pour exercer ce métier, mais aussi une éthique professionnelle rigoureuse. L’institut m’a offert un environnement propice pour comprendre les mécanismes complexes qui régissent les médias et la communication en général. Bonne lecture!
