France : Les constructeurs chinois prennent le marché automobile d’assaut

Temps de lecture : 3 minutes

Déjà implantés massivement en Europe occidentale et septentrionale, notamment en France, des constructeurs automobiles chinois tels que BYD, Omoda, Voyah ou Aiways se taillent une part de plus en plus importante des ventes.

Ces marques, encore peu connues il y a quelques années, pourraient bientôt devenir aussi courantes que Hyundai, Kia ou Volkswagen. Cela marque un contraste notable avec leur première tentative d’implantation en Europe vers 2005, qui s’était soldée par un échec.

La connectivité, nouvel atout des constructeurs chinois

Les outils de connectivité occupent désormais une place centrale dans les véhicules présentés lors des salons de l’automobile. Au Salon automobile de Munich en septembre 2023, BMW présentait le concept Neue Klasse dont les technologies repoussent les frontières du secteur.

En Chine, premier marché des constructeurs allemands, 90% des conducteurs se disent prêts à changer de marque pour plus de connectivité, d’après une étude menée l’année dernière par le cabinet Oliver Wyman.

Notons que BYD est réputé pour ses batteries solides et bus électriques, Omoda par ses voitures électriques compactes et remarquablement abordables, Voyah par ses berlines haut de gamme, et Aiways par ses SUV électriques innovants.

Vous aimeriez aussi : Révolution en marche, les voitures chinois dominent le marché de la voiture électrique abordable.

france-constructeurs-chinois-prennent-le-marche-autombile-d-assaut

L’importance de l’adaptation aux attentes des consommateurs européens

Le Salon automobile « IAA Mobility » à Munich a montré que le secteur évolue désormais vers une approche globale de la mobilité, comme en témoigne la transformation de l’événement organisé par l’Union de l’industrie automobile.

Lire aussi  La bataille du brandy : l'industrie automobile européenne se prépare à une guerre avec la Chine qui décidera de son avenir

Face à un nombre record d’exposants et de visiteurs attendus, les constructeurs chinois doivent proposer une offre séduisante pour les consommateurs européens soucieux d’esthétique, de performances et de respect de l’environnement.

La production locale, un facteur clé de succès

En Moselle, l’usine Stellantis Emotors de Trémery produit depuis deux ans des moteurs électriques grâce à une alliance avec le fabricant japonais Nidec.

Dans cette unité de production ultramoderne de 30 000 mètres carrés, 180 personnes travaillent à la fabrication de rotors, stators, onduleurs et autres composants essentiels au fonctionnement des véhicules électriques. La rapidité et l’efficacité de la production sont impressionnantes : une machine fabrique un moteur en 85 secondes !

Pour info, Stellantis est un groupe multinational français spécialisé dans la construction automobile, et Nidec est un fabricant japonais de moteurs et de systèmes d’entraînement électriques.

Les défis du marché français pour les constructeurs chinois

Le marché français représente un enjeu majeur pour les constructeurs chinois devant surmonter plusieurs obstacles pour s’y imposer et atteindre des taux de ventes significatifs. Parmi ces défis, l’adoption rapide des technologies de connectivité par les marques européennes, comme le montre l’exemple de BMW, mais aussi :

  • La concurrence avec les fabricants locaux tels que Stellantis et Renault, souvent soutenus par les gouvernements nationaux via des mesures incitatives pour encourager l’achat de véhicules électriques fabriqués localement.
  • Les différences culturelles et la préférence des consommateurs européens pour les marques « historiques » ou locales.
  • Les contraintes réglementaires et environnementales, notamment en matière d’émissions de CO2 et de gestion des déchets liés aux batteries.
Lire aussi  Voiture électrique : Nio bat le record d'autonomie en dépassant les 1000 km sur une seule charge

L’implantation croissante des constructeurs chinois sur le marché automobile français marque une évolution notable du paysage du secteur en Europe.

Ces acteurs, longtemps méconnus, devront désormais être pris au sérieux par les consommateurs et les décideurs publics, alors même que le développement des technologies de connectivité, la tendance à la mobilité plus globale et les exigences environnementales modifient en profondeur les attentes des clients.

Les constructeurs chinois seront-ils à la hauteur de ces défis ? L’avenir nous le dira.

Ne manquez aussi pas : Les solutions pour l’Europe face à l’essor des voitures chinoises.

Partagez cet article avec vos amis!

Laisser un commentaire