Comment l'excellence de Lewis Hamilton en F1 inspire la leçon de José Mourinho pour le Benfica.

Comment l’excellence de Lewis Hamilton en F1 inspire la leçon de José Mourinho pour le Benfica.

Rédaction :Sophie Ducrocher

Jose Mourinho a fait appel à la légende de la Formule 1 Lewis Hamilton pour défendre la réputation de SL Benfica, rejetant les déclarations du président du Sporting CP, Frederico Varandas, selon lesquelles les géants lisboètes « arrivent tard » dans les courses au titre.

La force de l’histoire face à l’immédiateté

Avant la confrontation de Benfica contre Braga le 28 décembre, Mourinho a soutenu que l’histoire et l’héritage surpassent les luttes à court terme, mettant en lumière les sept championnats du monde de Hamilton malgré des saisons récentes sans domination.

« Lewis Hamilton est arrivé tard aux deux derniers Championnats du Monde de Formule 1, mais il a gagné sept ou huit titres. Il est arrivé tard, mais c’est le pilote avec le plus de championnats », a déclaré Mourinho, établissant un parallèle entre le passé glorieux de Benfica et la grandeur durable de Hamilton.

Le Sporting, qui a mis fin à des décennies d’attente en remportant des titres consécutifs en 2024 et 2025, a cherché à présenter Benfica comme une équipe qui ne trouve son rythme que trop tard. Pourtant, Benfica demeure le club le plus titré du Portugal, avec 38 championnats nationaux contre 21 pour le Sporting. Mourinho a insisté sur le fait que ce contexte ne peut être écarté.

Les luttes récentes de Hamilton et leur résonance

La carrière de Hamilton illustre ce point. Bien que son palmarès reste sans égal – plus de victoires, de poles, de podiums et de points en F1 – ses campagnes récentes ont été difficiles.

Sa dernière saison avec Mercedes en 2024 l’a vu terminer septième au général, un classement inédit. Son année d’entrée chez Ferrari en 2025 fut encore plus difficile : il a terminé sixième au classement général avec 156 points et, pour la première fois, il n’a pas atteint le podium.

Ferrari, qui s’est retrouvé sans victoire, a terminé derrière Red Bull, McLaren, et Mercedes au classement des Constructors.

L’admiration de Mourinho pour Hamilton et Ferrari est ancienne. Il a souvent visité le paddock, y compris à Silverstone plus tôt cette année, où Hamilton l’a accueilli, lui et sa famille, dans le garage de la Scuderia.

Une comparaison audacieuse entre Ferrari et le Real Madrid

Réfléchissant sur le statut de Ferrari, Mourinho a comparé l’équipe au Real Madrid : « Ferrari est le Real Madrid de la Formule 1. Au Real, on dit que lorsque vous mettez le maillot blanc, vous gagnez déjà 1-0. »

« C’est la même chose avec Ferrari – lorsque vous mettez le pied sur la piste, vous gagnez. Mais porter le rouge est un rêve, c’est aussi une grande responsabilité. »

Cette responsabilité a pesé lourdement en 2025, alors que Ferrari concentrait ses ressources sur le développement de 2026, laissant Hamilton et Charles Leclerc avec une voiture manquant de cohérence.

Pourtant, Hamilton a réussi une quatrième place à Silverstone dans des conditions difficiles, un rappel de sa résilience – et la leçon que Mourinho pense s’applique à Benfica : l’histoire et la grandeur perdurent, même lorsque le présent semble tardif.