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Une année financière difficile pour Nissan
Nissan vient d’annoncer ses résultats financiers pour l’exercice fiscal 2024, marquant l’une de ses pires performances en plus de vingt ans. Les données montrent une chute drastique, alertant sur la situation économique précaire de la marque japonaise.
Des pertes significatives
Le bénéfice d’exploitation a chuté de 87,7 %, attribué à « un volume plus faible, un mix moins favorable, une pression sur les prix et des coûts accrus », selon Jeremie Papin, directeur financier de Nissan. Les coûts de restructuration s’élèvent à 405 millions de dollars, contribuant à une perte nette de 4,5 milliards de dollars.
Des ventes moins catastrophiques que prévu
Ironiquement, les ventes de Nissan n’ont pas été aussi désastreuses que les chiffres le laissent entendre. Les ventes mondiales n’ont reculé que de 2,8 %, avec une baisse de 12,2 % en Chine, tandis qu’en Amérique du Nord, elles ont même augmenté de 3,3 %. Les revenus sont restés presque constants d’une année à l’autre, avec une légère baisse de moins de 0,5 %. Cela dit, Nissan se débat avec des coûts élevés.
« Nos résultats financiers annuels constituent un signal d’alarme », a déclaré Ivan Espinosa, PDG de Nissan. « La réalité est claire : nos coûts variables augmentent et nos coûts fixes dépassent ce que nos revenus peuvent supporter. »
Pour l’exercice fiscal 2025, Nissan s’attend à une légère baisse des ventes et à des pertes supplémentaires, notamment en raison des incertitudes liées aux tarifs, estimés à environ 3 milliards de dollars pour l’entreprise.
Une stratégie de redressement ambitieuse
« Nissan doit se concentrer sur la réorganisation avec une plus grande urgence et rapidité, visant la rentabilité sans dépendre uniquement des volumes », a indiqué Espinosa. RE: Nissan est le nom officiel de ce plan de redressement. Le processus commence par la gestion de la liquidité ; Nissan dispose de 23 milliards de dollars à disposition, ainsi que de 14,2 milliards supplémentaires en crédit.
Une réduction supplémentaire de 10 000 emplois est prévue, portant le total à environ 20 000, principalement en raison de la fermeture de sept usines. D’ici 2027, cette consolidation devrait permettre à Nissan de maintenir un taux d’utilisation proche de 100 %.
Ces mesures visent à réduire les coûts de 3,4 milliards de dollars. La société compte également sur ses partenariats existants pour renforcer sa chaîne d’approvisionnement et lancera de nouveaux modèles hybrides et crossover, tout en introduisant un nouveau Skyline, dont le format reste à confirmer.
Bien que la conjoncture tarifaire actuelle complique les prévisions, la direction de Nissan est optimiste quant à l’avenir. Les actionnaires espèrent un retour à la rentabilité d’ici 2026, avec 2025 considéré comme une année de transition.

Antoine Blondain, diplômé de l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), une institution qui sert de creuset aux journalistes prometteurs en France. Aujourd’hui, je suis rédacteur, auteur, et journaliste pour le site web journalpremiereedition.com, où je couvre une variété de sujets qui englobent les domaines politiques, culturels et sociaux.
Ma passion pour le journalisme a vu le jour durant mes années de formation à l’IJBA, où j’ai acquis non seulement les compétences techniques nécessaires pour exercer ce métier, mais aussi une éthique professionnelle rigoureuse. L’institut m’a offert un environnement propice pour comprendre les mécanismes complexes qui régissent les médias et la communication en général. Bonne lecture!
