La marque Jeep, bien que d’origine américaine, a su étendre sa présence à l’international au cours des dernières décennies. Le choix de lancer son nouveau modèle en Europe témoigne de la volonté de Stellantis de diversifier ses marchés pour réduire sa dépendance à l’Amérique du Nord. La troisième génération du Compass fera ses débuts dans plusieurs pays européens plus tard cette année, avant de se déployer dans d’autres régions.
Sommaire
Nouveau modèle, nouvelle plateforme
Le nouveau Compass, bien que conservant un design extérieur évolutif, s’affiche comme un véhicule profondément différent de son prédécesseur. Il s’éloigne de l’ancienne architecture Fiat-Chrysler pour adopter la plateforme STLA Medium, déjà utilisée pour des modèles tels que le Peugeot 3008 et 5008, l’Opel Grandland, et le Citroën C5 Aircross récemment lancé. Avec une longueur de 179,1 pouces, le Compass est désormais plus long de 6,1 pouces, se démarquant ainsi du vieillissant Renegade et de l’Avenger, qui ne sera pas proposé sur le marché américain.
Un design audacieux
Rester fidèle à ses racines, le nouveau Compass conserve des lignes angulaires, contrastant avec la tendance des SUV compacts aux courbes arrondies. Ses phares aplatis encadrent une nouvelle calandre à huit fentes, tandis que les feux arrière en forme de X sont reliés par une barre lumineuse arborant un logo Jeep éclairé. Les éléments extérieurs ne se sont pas adoucis, avec un recours conséquent au plastique sur les flancs et des passages de roues carrés. Une vitre arrière agrandie vise à améliorer la visibilité.
Les versions les plus haut de gamme proposeront un toit contrasté en noir, des phares à LED matriciels et un toit ouvrant. Jeep prévoit de proposer le nouveau Compass avec des jantes bi-ton de 20 pouces, bien que pour la conduite tout-terrain, il soit conseillé d’opter pour des alliages plus petits. La version quatre roues motrices promet une garde au sol maximale de 7,9 pouces, avec des angles d’attaque, de rupture, et de départ respectifs de 20, 15 et 26 degrés. Une capacité de passage à gué jusqu’à 18,5 pouces est également annoncée, et un système de contrôle de descente sera standard sur les versions à quatre roues motrices.
Propulsion électrique et hybride
Pour le marché européen, le Compass 2026 sera proposé avec des motorisations mild-hybrid, plug-in hybrid et entièrement électriques. Le modèle d’entrée de gamme disposera de 145 chevaux provenant d’un moteur à essence non spécifié, équipé d’une technologie de 48 volts. Le modèle hybride rechargeable affichera 195 chevaux, tandis que les trois versions électriques varieront de 213 à 375 chevaux pour la version à quatre roues motrices. Cette dernière présentera un moteur arrière développé spécifiquement pour Jeep, permettant au crossover de gravir une pente de 20 % même lorsque les pneus avant manquent d’adhérence.
Quand pourra-t-on l’acheter ?
Jeep a déjà ouvert les commandes pour le nouveau Compass en Europe, proposant une First Edition pour une durée limitée. Les livraisons aux clients commenceront au quatrième trimestre de l’année, une fois la production lancée à l’usine de Melfi en Italie. En optant de ne pas proposer une version diesel, Jeep enterre une motorisation qui avait autrefois une part de marché dépassant 50 % en Europe au début de la dernière décennie.
Quant à la version américaine, elle est attendue pour l’année prochaine, probablement sous le millésime 2027, avec une production prévue à l’usine de Brampton en Ontario. Cependant, Stellantis a suspendu toutes les opérations dans cette usine en février pour réviser sa stratégie. Des informations supplémentaires seront fournies dès que nous aurons des nouvelles de Jeep.

Antoine Blondain, diplômé de l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), une institution qui sert de creuset aux journalistes prometteurs en France. Aujourd’hui, je suis rédacteur, auteur, et journaliste pour le site web journalpremiereedition.com, où je couvre une variété de sujets qui englobent les domaines politiques, culturels et sociaux.
Ma passion pour le journalisme a vu le jour durant mes années de formation à l’IJBA, où j’ai acquis non seulement les compétences techniques nécessaires pour exercer ce métier, mais aussi une éthique professionnelle rigoureuse. L’institut m’a offert un environnement propice pour comprendre les mécanismes complexes qui régissent les médias et la communication en général. Bonne lecture!
