Hausse des tarifs des péages dès février

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Dans un contexte déjà tendu pour les automobilistes, une nouvelle hausse vient s’ajouter à la liste : celle des tarifs des péages autoroutiers. À partir du 1er février 2024, cette augmentation annuelle, prévue par les contrats de concession entre l’État et les sociétés d’autoroutes, sera effective.

Une hausse encadrée par le gouvernement

Le gouvernement a annoncé que cette hausse des tarifs ne dépassera pas les 3%. Vinci, acteur majeur dans le secteur des concessions autoroutières en France, a confirmé une augmentation moyenne de +2,7% pour ses péages. Cette mesure intervient alors que les prix des carburants et de l’énergie sont déjà au cœur des préoccupations quotidiennes des Français.

Un gel partiel mis en place pour les trajets quotidiens

Pour pallier les effets de cette hausse sur les usagers habituels, Vinci a également annoncé la mise en place d’un dispositif de gel des tarifs pour certains trajets quotidiens.

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Ce système, baptisé TéléPéage Privilège, est destiné aux conducteurs effectuant au moins 10 allers-retours par mois sur les péages concernés. Il leur permettra de bénéficier d’un tarif fixe, non soumis à l’augmentation annuelle. Posséder un badge de télépéage et effectuer au moins 10 allers-retours par mois sur les tronçons concernés sont exigés pour en bénéficier.

L’objectif ? Atténuer l’impact de la hausse des tarifs pour les usagers réguliers et encourager l’utilisation du télépéage, qui simplifie les transactions et réduit le temps d’attente en gare de péage.

Quelques exemples de trajets bénéficiant du dispositif TéléPéage Privilège

  • Marseille-Aix-en-Provence : 2,60 €,
  • Toulon-Hyères : 2,40 €,
  • Nantes-Saint-Nazaire : 4,00 €.

Notons que ce dispositif est limité aux trajets entre certaines grandes villes françaises et n’inclut pas, par exemple, de nombreuses portions plus courtes ou situées en zones périurbaines.

L’évolution des tarifs des péages, un sujet polémique

La question des péages autoroutiers est régulièrement source de débats en France. Les sociétés concessionnaires, dont Vinci, sont accusées de réaliser des profits importants sur le dos des automobilistes, tandis que l’entretien des infrastructures nécessaires à leur exploitation est majoritairement pris en charge par les pouvoirs publics.

Cette nouvelle hausse des tarifs vient renforcer cette critique soulignant un besoin de réforme profonde du système de concessions autoroutières en France.

Les principaux acteurs du secteur des autoroutes en France

Vinci est le leader français avec plus de 4 443,9 km d’autoroutes en concession. Eiffage est le 2e acteur français avec environ 1 100 km d’autoroutes concédées (via ASF et Cofiroute) et Sanef est quant à lui présent dans le nord et l’est de la France avec près de 1 800 km d’autoroutes concédées.

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Face à ces critiques, notons que les sociétés concessionnaires participent au financement de projets routiers et concourent à leur développement ainsi qu’à l’amélioration du service rendu aux usagers.

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Situation complexe qui nécessite un dialogue engagé entre tous les acteurs

Pour apaiser les tensions liées à cette hausse des tarifs des péages, il semble aujourd’hui primordial que l’État, les sociétés d’autoroutes, les collectivités territoriales et les associations d’usagers travaillent conjointement sur des solutions durables et acceptables pour tous.

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