Écrans allumés, sommeil éteint : le plan 24/7 de la LSE, le terminal Bloomberg toujours en tête, des 401(k) à haut risque.

Écrans allumés, sommeil éteint : le plan 24/7 de la LSE, le terminal Bloomberg toujours en tête, des 401(k) à haut risque.

Rédaction :suf1r

La Bourse de Londres envisage le trading 24 heures sur 24

La London Stock Exchange Group (LSEG) examine les implications opérationnelles et réglementaires d’une éventuelle introduction de séances de trading 24 heures sur 24, selon des rapports récents.

Une tendance croissante aux États-Unis

Les bourses américaines ont été poussées à prolonger leurs heures de négociation depuis un certain temps. En octobre dernier, la Bourse de New York (NYSE) a annoncé son intention d’étendre les heures de négociation des actions américaines sur NYSE Arca à 22 heures par jour. De plus, Cboe Global Markets a prévu, en février, d’offrir un trading continu de 24 heures sur cinq jours pour les actions américaines via son marché Cboe EDGX.

La rentrée de septembre marquera le lancement de 24X National Exchange, la première bourse nationale conçue pour un accès mondial et approuvée par la SEC pour proposer un trading de 23 heures en semaine sur les actions américaines.

Les enjeux pour LSEG

La question cruciale pour LSEG est de savoir si l’extension des heures de trading entraînera une augmentation significative des volumes ou plutôt une dilution de la liquidité tout au long de la journée, ce qui aurait des implications directes sur la volatilité.

Le gouvernement britannique est désireux de rediriger les épargnants vers des investissements en actions, espérant ainsi accroître le potentiel de négociations pour les titres cotés au Royaume-Uni. Toutefois, il est difficile de prévoir une hausse significative des volumes de trading sans un afflux d’investisseurs étrangers. Bien que des horaires de trading prolongés aient été bien accueillis aux États-Unis, ce marché se distingue par une implication plus élevée des détaillants via des plateformes telles que Robinhood.

Une autre dimension à considérer est la diffusion et la consommation d’informations non publiques. Actuellement, les traders disposent d’un temps de réflexion pour réagir aux annonces ; en revanche, dans un environnement de trading continu, la pression pour réagir rapidement pourrait influencer leurs décisions.

Les défis de l’infrastructure et des données

Nasdaq prévoit un passage à un système de trading 24 heures sur 24 au second semestre de 2026, bien qu’il reconnaisse que plusieurs questions techniques, réglementaires et infrastructurelles nécessitent encore des clarifications.

Il reste également à déterminer l’impact sur les données de référence basées sur les prix d’ouverture et de fermeture des actions. Au final, ces projets soulèvent des questions quant à leur viabilité dans un marché où l’accessibilité et les volumes de trading pourraient fluctuer considérablement.

Il est à noter que, même si offrir un trading continu semble séduisant dans notre société accoutumée à une disponibilité permanente, cela expose les marchés à des pics de prix lorsque les volumes de trading sont faibles.