L'empreinte écologique des SUV dans le viseur des pouvoirs publics

Temps de lecture : 2 minutes

Face à la montée en puissance des véhicules SUV sur les routes françaises, certaines villes dont Paris envisagent de faire la chasse à ces modèles automobiles. Jugés trop hauts, trop gros et trop lourds, les SUV manquent cruellement d’efficience énergétique, quelle que soit leur motorisation.

Cela attire non seulement les foudres des associations environnementales, mais également celles des organisations internationales engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique.

La popularité croissante des SUV

Le succès des SUV ne se dément pas : ces véhicules représentent aujourd’hui près d’un tiers des ventes automobiles neuves en France. Leurs atouts sont nombreux : grande capacité de chargement, position de conduite haute offrant une meilleure visibilité, confort et esthétique séduisante.

Cet engouement pour les SUV a un effet pervers sur l’environnement. Ces voitures consomment en moyenne plus de carburant que les autres modèles thermiques ou électriques, contribuant au réchauffement de la planète.

Des régulations locales pour limiter les SUV en ville

Afin de réduire la présence des SUV en milieu urbain, plusieurs villes sont prêtes à agir. À Paris, par exemple, la Maire Anne Hidalgo a annoncé son intention de mettre en place des mesures pour décourager l’achat et l’utilisation de ces véhicules.

D’autres agglomérations pourraient suivre cet exemple et imposer des restrictions spécifiques aux SUV dans les zones à faibles émissions (ZFE).

l-empreinte-ecologique-des-suv-dans-le-viseur-pouvoirs-publics

Le rôle des politiques publiques

Les pouvoirs publics ont un rôle crucial à jouer pour freiner la progression des ventes de SUV. Les régulations locales mentionnées précédemment sont une façon d’appuyer cette dynamique, mais mettre en place des mesures nationales serait intéressant. En voici quelques exemples :

  • Taxe écologique : instaurer une taxe plus importante sur les véhicules à fort impact environnemental, tels que les SUV.
  • Malus : renforcer le malus écologique pour les véhicules polluants afin de dissuader les acheteurs de se tourner vers des modèles moins respectueux de l’environnement.
  • Incitations financières : proposer des aides financières pour l’achat de voitures moins polluantes et encourager la conversion vers l’électrique ou l’hybride.
Lire aussi  Climat : la dernière fois que la planète s'était autant réchauffée, c'était il y a 14 millions d'années

Quel avenir pour les SUV ?

Même si les pouvoirs publics mettent en place des mesures restrictives pour limiter l’empreinte écologique des SUV, leur popularité parmi les consommateurs risque de perdurer pour un certain temps encore. Trouver des alternatives est fondamental pour limiter leur impact négatif sur l’environnement.

Les SUV, de futurs modèles plus écologiques ?

Certains constructeurs automobiles travaillent d’ores et déjà à la conception de SUV plus respectueux de l’environnement. Certains modèles électriques ou hybrides sont d’ailleurs proposés sur le marché. L’amélioration de l’efficience énergétique des ingénieries thermiques constitue également un enjeu pour réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2.

L’évolution des mentalités des consommateurs

En parallèle, informer et sensibiliser les consommateurs sur les enjeux environnementaux liés aux choix qu’ils font lors de l’achat d’un véhicule sont de mise. Des campagnes de communication grand public pourraient être mises en place afin de promouvoir les alternatives aux SUV.

Si les pouvoirs publics ont un rôle déterminant à jouer pour réguler et encadrer l’utilisation des SUV et en limiter l’empreinte écologique, il revient également aux constructeurs automobiles et aux consommateurs de faire évoluer leurs pratiques pour un futur plus vert.

Partagez cet article avec vos amis!