Le PDG de Stellantis demande à ses employés de ne plus se définir comme d'anciens salariés de FCA ou PSA.

Le PDG de Stellantis demande à ses employés de ne plus se définir comme d’anciens salariés de FCA ou PSA.

Rédaction :Antoine Blondain

Après une direction tumultueuse de quatre ans à la tête de Stellantis, Carlos Tavares a surpris en annonçant sa démission en décembre dernier, un an avant la fin de son contrat. Le constructeur automobile a mis environ six mois pour trouver un remplaçant, nommant finalement Antonio Filosa à la fin du mois dernier pour diriger le conglomérat automobile et ses quatorze marques. Originaire de Naples, l’exécutif italien assume également un rôle double en restant à la tête de l’Amérique du Nord et des marques américaines.

Une nouvelle stratégie en cours

Filosa examine actuellement la stratégie à long terme de Stellantis, intitulée « Dare Forward 2030 », pour déterminer si des ajustements sont nécessaires. Avant de prendre des décisions majeures, il a demandé aux employés de ne plus se définir comme d’anciens membres de Fiat Chrysler Automobiles ou de Peugeot Citroën. Pour rappel, la fusion FCA-PSA a été finalisée au début de l’année 2021. Le nouveau PDG souhaite que les quelque 250 000 employés adoptent une identité unifiée : « Nous sommes Stellantis. »

Un tournant pour Stellantis

Cette approche paraît judicieuse, d’autant plus que cela fait déjà quatre ans depuis cette grande fusion. Avec un nouveau PDG et une équipe dirigeante en place, Stellantis vise à avancer, plutôt qu’à rester ancré dans le passé. Selon Automotive News, Filosa a encouragé les employés à « s’exprimer et à être entendus », soulignant qu’il ne souhaite pas être un PDG isolé.

L’ancien dirigeant de Jeep estime également que des erreurs passées peuvent être corrigées : « Il n’y a rien de mal chez Stellantis qui ne puisse être réparé par ce qui est juste chez Stellantis. » Après un certain temps, la société a rejeté les rumeurs persistantes concernant la mise en vente de sa marque de luxe Maserati en difficulté, indiquant un engagement continu envers ses nombreuses filiales. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, Chrysler semble également avoir un avenir assuré.

En ce qui concerne Maserati, certains de ses employés pourraient bientôt collaborer de plus près avec ceux d’Alfa Romeo. Santo Ficili, PDG des deux marques italiennes, a récemment laissé entendre qu’une collaboration plus profonde est envisagée. Du côté de Lancia, le relancement n’a pas été aussi fluide qu’espéré, tandis que la transition d’Abarth vers des véhicules électriques pourrait s’avérer risquée.

En somme, Filosa a du pain sur la planche alors qu’il gère un vaste portefeuille de marques, dont certaines ont un besoin urgent de revitalisation. Reste à savoir si Stellantis pourra reproduire le succès du groupe Volkswagen, alors que les défis actuels sont bien plus complexes que ceux rencontrés par VAG à son apogée. La concurrence croissante en provenance de Chine, des réglementations de plus en plus strictes et des coûts de production en hausse figurent parmi les obstacles auxquels sont confrontés les fabricants traditionnels.