Quelque 200 élèves la Cité-des-Jeunes ont manifesté contre le dégel des frais de scolarité.(Photo Daniel Cuillerier)
Quelque 200 élèves de la Cité-des-Jeunes manifestent contre le dégel
Frais de scolarité
VAUDREUL-DORION - C’est en tant que futurs électeurs et citoyens responsables que, le 22 mars dernier à Vaudreuil-Dorion, pas moins de 200 élèves de niveau 4e et 5e secondaire de l’école Cité-des-Jeunes ont marché de leur institution jusqu’au bureau de comté du ministre Yvon Marcoux, lequel est actuellement en pleine campagne électorale.
C’est pour manifester contre l’éventuel dégel des frais de scolarité promis par le gouvernement libéral que ces élèves ont défilé, pancartes brandies au bout des bras.
La présidente du conseil des élèves, Audrey Veillette, qui étudie en 5e secondaire, l’une des initiatrices de la marche, a rappelé que ces mesures touchent directement leur éducation et il est impensable de faire payer davantage les étudiants pour des services essentiels. « Les étudiants devront payer 50 $ de plus par session au cégep et à l’université. Déjà qu’il en coûte 1 668 $ pour une session au cégep, si vous ajoutez à cela les frais afférents (achats de livres, logement, transport) qui eux, ont toujours augmenté et continuent d’augmenter, il est impossible pour la plupart des étudiants de poursuivre des études », de dire Audrey Veillette.
Le gel des frais de scolarité persiste depuis 1994, la vice-présidente du conseil des élèves, Marie-Philip Leduc, rappelle qu’effectivement, les frais afférents eux, étaient loin d’être gelés.
Selon le manifeste des élèves, le but ultime de leur démarche est d’en arriver, avec la collaboration du gouvernement du Québec, à la gratuité scolaire. Le mouvement tend à soutenir les associations étudiantes postsecondaires manifestant leur désaccord face au dégel des frais de scolarité.
Devons-nous, disent les élèves, accepter que certaines personnes ne puissent accéder aux études postsecondaires à cause des droits de scolarité trop élevés? « Notre déclaration n’a pas pour but d’étaler nos arguments contre le dégel des frais de scolarité mais plutôt de démontrer notre solidarité étudiante d’une façon visible et symbolique », poursuit Audrey Veillette qui était, en plus de Marie-Philip, accompagnée de Vincent Fournier-Gosselin, un autre leader. .
Ces trois organisateurs de la marche ont tenu également à préciser que cette manifestation n’en était pas une qui s’adressait au Parti libéral. « Ce n’est pas une marche anti-libérale mais une marche pour la cause point à la ligne », précise Audrey.
Cette dernière a avoué que la direction de l’école n’était guère chaude à l’idée de cette manifestation, mais elle a tenu à souligner cette ouverture qui leur a permis d’exprimer une opinion. Possible que le fait que cette démarche venait du conseil des élèves formé d’étudiants ayant un dossier digne de mention, ait certainement fait mieux passer la pilule.