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Bingo de la Presqu’Île lance un cri du coeur

Baisse significative des revenus aux organismes

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 16 février 2007 à 14:45
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Bingo de la Presqu’Île lance un cri du coeur
La directrice générale de Bingo de la Presqu’Île, Chantal Lavallée, demande au gouvernement et au ministre Dupuis d’accélérer le processus de la réforme demandée par les bingos.
Bingo de la Presqu’Île lance un cri du coeur
Baisse significative des revenus aux organismes
VAUDREUIL-DORION – C’est un véritable cri du cœur qu’ont lancé Bingo de la Presqu’Île et plusieurs représentants des 200 organismes qui sont soutenus par les revenus des sept séances de bingo, en cette veille de tempête de neige, le 13 février dernier.
C’est que depuis 2005, les profits engendrés par les soirées de bingo ont subi une baisse significative. Daniel Bissonnette, président du conseil d’administration du CAFOP, (Comité d’Administration et de Financement des Organismes de la Presqu’Île) a démontré notamment que, depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur le tabac, la moyenne d’assistance aux bingos est passé de 251, en 2005 à 219 en 2006. De juin 2005 à décembre 2005, le CAFOP enregistrait des profits de 56 900 $. De juin 2006 à décembre 2006, ce sont des profits de 9 800 $ que l’on remarquait en bas de la colonne, une baisse de 83 %. Les pertes sèches pour les organismes sont de l’ordre de 199 900 $ pour cette seule période. « Les profits directs aux organismes du milieu ont chuté de 54 % », révèle M. Bissonnette.

Les assistances aux bingos sont en baisse partout au Québec et dans la région de Montréal, et Vaudreuil-Soulanges n’a pas échappé à la tendance. « Cela peut se traduire par 36 joueurs de moins par soir. Cela semble peu, mais en terme de revenus, cela donne un coup sérieux », renchérit Chantal Lavallée, directrice générale de Bingo de la Presqu’Île.
Une réforme et vite
Dans le but de freiner la glissade, les bingos du Québec ont déposé, auprès du ministre Jacques Dupuis, responsable de la Régie des alcools, des courses et des jeux, un plan de réforme visant à assouplir des règlements devenus désuets. Cette réforme pourrait permettre de remettre les bingos sur les rails. « La situation est urgente. Le gouvernement peut et doit agir afin de nous donner les moyens de sortir de la crise actuelle », a lancé Mme Lavallée. Des règles comme l’obligation de remettre 3 500 $ en prix, et ce, peu importe si le nombre de personnes dans l’assistance est très bas à cause, par exemple des conditions météorologiques, de même que le fait de ne pouvoir faire de la promotion, pourraient être modifiées.

Des intervenants comme le préfet suppléant de la MRC et maire de Saint-Clet, Gilles Farand, bien qu’ayant précisé que les municipalités ne peuvent assurer le manque à gagner des organismes, a assuré ceux-ci de son soutien. « Je puis vous dire que Bingo de la Presqu’Île est un levier économique essentiel dans notre région et nos organismes locaux. Peut-être que ces derniers devront sabrer dans leur dépenses », a énoncé M. Farand.

De son côté, Pierre Samoisette, du Centre de Développement Communautaire de Vaudreuil-Soulanges a rappelé que, en plus de subir des pertes liées aux bingos, le milieu de la santé et communautaire de la région faisait figure de parents pauvres en terme de subventions. « Nous sommes une région à la traîne dans ce secteur. Si en plus on doit conjuguer avec les pertes du bingo… Une réforme pour soutenir les bingos s’impose définitivement », a-t-il argué. Il en est de même pour Pierre Sauvé, du Regroupement des organismes de sport et de plein air de Vaudreuil-Soulanges, qui a fait remarquer que bien des organismes jouent un rôle majeur dans la communauté notamment auprès des jeunes. Il a notamment rappelé que l’obésité et la malnutrition étaient des fléaux dans notre société et que les coûts de participation à des organisations sportives, qui sont atténués par des sommes provenant du bingo, pourraient devoir grimper au cours des prochaines années.

Jean-Pierre Poirier, président fondateur du regroupement des organismes culturels de Vaudreuil-Soulanges s’est dit, lui aussi, fort inquiet de la situation. « La réforme que nous demandons passe par la mobilisation et je suis heureux de constater le nombre important des représentants d’organismes, ce soir », a-t-il noté.

Rappelons que ce sont les organismes de Vaudreuil-Soulanges qui, en 1997, ont fondé Bingo de la Presqu’Île. Aujourd’hui, plus de 200 organismes, dont 90 du secteur Soulanges, bénéficient des sommes que verse le Fonds d’aide du CAFOP. Avec un chiffre d’affaires annuel de 3, 8 M$, Bingo de la Presqu’Île remet à sa clientèle 2,1 M$ et verse des montant de 410 000 $ aux organismes du territoire.

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