Pierre Brasseur a présenté le logo du Regroupement des associations des gens d’affaires de Vaudreuil-Soulanges, un élément de poids qui vient s’ajouter aux sept groupes déjà existants.(Photo Daniel Cuillerier)
L’économie de la région se donne du muscle
Les associations de gens d’affaires de Vaudreuil-Soulanges se regroupent
SAINT-LAZARE – La région de Vaudreuil-Soulanges a donné du tonus à son économie, en cette soirée du 24 janvier au complexe sportif de Saint-Lazare. En effet, celui que l’on peut désormais appeler le Regroupement des associations des gens d’affaires de Vaudreuil-Soulanges a été officiellement activé et entend jouer un rôle majeur dans le développement économique de la région.
Le Regroupement des associations des gens d’affaires de Vaudreuil-Soulanges, qui compte en son rang les associations de gens d’affaires de L’Île-Perrot et sa présidente, Diane Lebrun, de Hudson et Jeffrey Quenneville, de Rigaud et Pierre Brasseur, de Soulanges et Walter Cramerstetter, de Saint-Lazare avec Richard Chartrand, de la Chambre de commerce Vaudreuil-Dorion avec le président André Tanguay et le Réseau des femmes d’affaires du Québec – Régions de l’Ouest-de-l’Île de Montréal sous la présidence de Lyne Pelchat, formera une équipe qui saura démontrer plus que jamais que l’union fait la force.
C’est d’ailleurs dans cet esprit que le président du regroupement, Jean-François Blanchard, a amorcé la conférence de presse annonçant l’arrivée de cette nouvelle formation d’affaires. « Cela faisait quelques mois (2004-2005) que les bases des premières délibérations et réflexions étaient jetées. Dès à présent, nous pourrons compter sur une union crédible pour raffermir notre représentation auprès des intervenants des divers paliers de décision », a déclaré M. Blanchard qui a mentionné que cette union représentait pas moins de 1000 membres répartis à travers les sept groupes.
Des dossiers majeurs
Jean-François Blanchard a par la suite présenté les sept membres du conseil d’administration du regroupement qui, tour à tour, ont discouru à propos des dossiers sur lesquels ils seront appelés à travailler au cours des prochains mois. Lyne Pelchat, pour une, a parlé de l’éclosion de la région, de son évolution et du problème touchant le recrutement de la main-d’œuvre pour les entreprises de la région. Elle a mentionné également que, dans le domaine de la santé, les médecins aussi se faisaient rares. « Il faut s’assurer la présence de logements abordables et faire en sorte que le transport en commun soit adéquat. Une fois qu’une entreprise a recruté, il faut qu’elle s’assure de la fidélité de ses employés en lui donnant de la formation », de dire Mme Pelchat qui a fait référence à l’association avec le Centre Emploi Québec.
De son côté, Diane Lebrun a parlé de l’importance d’améliorer le réseau routier et de la mise sur pied d’un service de transport en commun qui doit tenir compte de la croissance démographique et touristique. « En ce sens, la mission des gens d’affaires de L’Île-Perrot et celle du nouveau regroupement se rejoignent », a fait remarquer Mme Lebrun.
Le Hudsonnois, Jeffrey Quenneville, a fait réaliser que la région avait changé en parlant de son expérience personnelle. « Avec le développement économique que nous vivons depuis quelques années, comme citoyen et homme d’affaires, je n’ai plus besoin de traverser un pont pour combler mes besoins et ceux de ma clientèle et c’est la même chose pour plusieurs travailleurs autonomes de la région », a-t-il évoqué. M. Quenneville a aussi fait allusion à l’importance de développer un patrimoine régional.
Travailler ici
André Tanguay, président de la Chambre de commerce Vaudreuil-Dorion, a lui aussi parlé de la pénurie de main-d’œuvre. « Il faut non seulement convaincre les gens de l’extérieur de venir travailler dans la région et de s’y installer, mais aussi convaincre les gens d’ici qui travaillent à l’extérieur à des conditions qu’ils pourraient retrouver ici sans être obligé de traverser un pont, de rester dans la région », a souligné M. Tanguay. Ce dernier a aussi parlé des commerçants qui, devant la venue de mégacentres, doivent s’adapter, améliorer et personnaliser leurs services.
À Rigaud, c’est la vocation récréotouristique qui ressort en premier lieu selon Pierre Brasseur. « La vocation récréotouristique, nous voulons en faire une priorité dans tout Vaudreuil-Soulanges », a mentionné M. Brasseur.
Richard Chartrand a déploré le fait que la région de Vaudreuil-Soulanges était l’éternelle oubliée dans la Montérégie. « Nous avons la chance de vivre dans la région la plus précise géographiquement parlant, la mieux découpée. On nous a inventé le Suroît, mais cela ne dit rien à personne quand on en parle. Il ne faut jamais plus être une région oubliée », a clamé M. Chartrand avec vigueur. Finalement Walter Cramerstetter a rappelé que le développement du Canal de Soulanges et l’exploitation touristique de nos cours d’eau demeurent un enjeu majeur pour l’avenir. « L’autoroute 30 s’en vient. C’est important pour notre région, pour nos commerçants. Il faut se faire entendre », a-t-il déclaré.
Le Regroupement des associations des gens d’affaires de Vaudreuil-Soulanges s’est dit aussi très heureux de compter sur la précieuse collaboration du Centre local de développement (CLD) de Vaudreuil-Soulanges, un partenaire fort important pour l’évolution économique de la région. Le Regroupement des associations des gens d’affaires de Vaudreuil-Soulanges et le CLD ensemble feront sans nul doute un travail considérable au cours des prochaines années. Notre économie se donne ainsi une force et une compétence des plus musclées.