Meili Faille lors d’une consultation prébudgétaire sur l’environnement. (Photothèque)
« Les organismes en environnement sont sous-financés », affirme Meili Faille
Tournée de consultation prébudgétaire
Le 29 janvier dernier, les députées bloquistes Meili Faille et Claude DeBellefeuille ont rencontré, dans le cadre des consultations prébudgétaires, différents acteurs régionaux en matière d’environnement.
Lors de cette rencontre, les députées ont présenté les mesures proposées par le Bloc québécois. Pour leur part, des organismes et des entreprises du domaine de l’environnement ont fait connaître leurs attentes en regard du prochain budget fédéral.
La rencontre a fait ressortir la question du sous-financement au sein des organismes régionaux voués à la protection de l’environnement et du refus du gouvernement conservateur d’augmenter les budgets à cet égard.
Le Bloc croit fermement que plusieurs entreprises souhaitant innover sur le plan environnemental possèdent une véritable expertise au chapitre des énergies vertes. De cette façon, elles pourront contribuer à une plus grande productivité, aider à la reprise économique et participer à l’amélioration de notre performance environnementale. Du même coup, ces entreprises ont dénoncé l’absence de programmes favorisant la commercialisation de leurs produits et services.
Politique du Bloc en environnement
Le Bloc québécois se dit consterné par l’annonce du ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, au sujet des intentions de son gouvernement d’adopter une cible de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) à hauteur de 17 % d’ici 10 ans. Mmes Faille et DeBellefeuille croient que cet objectif de réduction des émissions constitue un recul par rapport à l’objectif de 20 % fondé sur l’année de référence 2006.
« Le Canada a fait piètre figure à Copenhague en se cantonnant dans une position rigide et rétrograde. En refusant d’adopter des mesures contraignantes de réduction des GES, comme le prônait le Bloc québécois, le gouvernement conservateur prive les entreprises québécoises de profiter des avantages financiers qui découleraient de leurs efforts en cette matière depuis 1990. Le Bloc québécois réitère sa requête auprès du gouvernement fédéral en vue de l’établissement d’un cadre réglementaire. « En effet, ces efforts de réduction doivent être non seulement conformes à l’approche territoriale, mais également encadrés par un mécanisme d’échange de crédits de carbone chapeautés par une bourse du carbone », indiquent les députées.
Le Bloc québécois propose notamment l’utilisation de la voiture électrique, la mise en place d’incitatifs fiscaux pour la conversion au chauffage propre et le développement d’une économie verte (par l’énergie éolienne, la biomasse, la géothermie et le solaire).