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L’itinérance qu’on refuse de voir

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 3 juillet 2009 à 23:59
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La 3e Nuit des sans-abris en pleins préparatifs
L’itinérance qu’on refuse de voir
1er juillet : jour de déménagement. C’est aussi une période d’angoisse pour nombre de personnes incapables de se trouver un logement. Il ne faut pas se leurrer : Vaudreuil-Soulanges n’est pas à l’abri du phénomène des sans-abris.
Les statistiques de cette région aisée cachent parfois une triste réalité, la pauvreté. C’est pourquoi la Table de concertation en itinérance de Vaudreuil-Soulanges veut sensibiliser la population au phénomène des sans-abris dans la région.

L’image de l’itinérance dans la région n’est pas celle qu’on s’imagine sur les rues de Montréal, explique Dominique Labelle, du Centre de femmes La Moisson. « Les gens ont l’image d’un “squeegee” qui cogne à notre vitre d’auto ou d’une personne sur un banc de parc. Il existe des gens qui travaillent et qui sont pauvres. »

L’itinérance dans Vaudreuil-Soulanges, c’est plutôt l’histoire de deux ou trois familles qui vient dans le même appartement, du travailleur à temps partiel qui n’a plus d’argent pour manger après avoir payé son loyer, de la famille vivant dans son automobile, de la maison sans meubles. L’appauvrissement de la classe moyenne frappe de plein fouet.
L’itinérance dans la région
La Table de concertation en itinérance de Vaudreuil-Soulanges a déposé, en septembre 2008, un mémoire au gouvernement du Québec. Ses statistiques indiquent qu’en 2007, plus de 7200 personnes ont un faible revenu. Et ces chiffres continuent de croître, mais les subventions ne suivent pas.

Pourtant, le revenu moyen dans Vaudreuil-Soulanges était de 60 045 $ en 2005, comparativement au revenu moyen du Québec, de 49 997 $. Cependant, l’écart entre les riches et les pauvres s’accentue. « Ce n’est pas juste une question de chiffres. Peut-être que notre pourcentage de personnes pauvres n’est pas si élevé, mais il y a quand même de plus de 7000 personnes en situation de pauvreté à risque d’itinérance », explique Marie-Julie McNeil, du comité de travail de la Nuit des sans-abris. Dominique Labelle ajoute que Vaudreuil-Soulanges compte plus de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté que Salaberry-de-Valleyfield.
Nuit de solidarité
C’est le vendredi 16 octobre prochain qu’aura lieu la troisième édition de la Nuit des sans-abris à Vaudreuil-Dorion. De 18 h à 3 h, les citoyens seront invités à passer la nuit à l’extérieur comme geste de solidarité envers les sans-abris. Des activités de sensibilisation, des témoignages et de la musique sont prévus. Il y aura aussi les activités traditionnelles de la Nuit des sans-abris, comme un brasero, la corde à linge de l'espoir, des épinglettes de solidarité et une vigile de 12 heures.

Dix organismes participent à cette activité : l’Hébergement La Passerelle, la Paroisse Saint-Michel, la maison des Jeunes de Rigaud, L’Aiguillage, le Centre d’action bénévole Ll’Actuel, Arc-en-Ciel, le Centre de femmes La Moisson, le Carrefour jeunesse-emploi Vaudreuil-Soulanges, le Centre de santé et de services sociaux de Vaudreuil-Soulanges et la Maison d’hébergement dépannage Valleyfield.

Surveillez les parutions des Hebdos du Suroît pour une programmation plus complète de la Nuit et d’autres reportages sur l’itinérance dans la région. Vous désirez vous impliquer? Écrivez à marie-julie.mcneil@rrsss16.gouv.qc.ca.

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