Comité logement de Vaudreuil-Soulanges
Un guide pour les locataires
Trouver un logement peut s’avérer un véritable casse-tête et une importante source de stress. C’est pourquoi le Comité logement de Vaudreuil-Soulanges a lancé cette semaine un premier guide destiné aux locataires.
L’an dernier, le taux d’inoccupation dans Vaudreuil-Soulanges frôlait 0 %. Le Comité logement a commencé à recevoir des appels de locataires en janvier. « Les gens savent qu’il manque de logements dans la région; ils se préparent plusieurs mois à l’avance, » constate John McRae du Comité, qui précise que 70 % de ces appels sont des demandes d’aide en lien avec la recherche d’un logement.
Pour aider les locataires de la région, le Comité a préparé un guide répondant à leurs questions et les aidant à gérer leurs problèmes avec leur propriétaire.
Guide
Ce guide propose plusieurs solutions aux problèmes des locataires. Il donne des conseils pour trouver un appartement convenable au bon endroit et en bon état. « Il sera très utile, surtout aux nouveaux arrivants, qui ne connaissent pas le marché du logement », explique Louis-André Lussier, également du Comité. Ce guide traite aussi de la discrimination, des responsabilités du locataire et du propriétaire et de la signature d’un bail. « Nous prévenons les locataires de ne pas louer un logement sur un coup de tête », ajoute M. McRae.
Cinq mille exemplaires seront distribués dans les municipalités et les organismes communautaires de la région. Des exemplaires sont également offerts dans les bureauz du Comité logement, au 143, boulevard Harwood à Vaudreuil-Dorion. Pour obtenir de l’information, on compose le 450 424-4326.
Des logements dispendieux
De plus en plus de gens n’ont pas les moyens de payer leur loyer. Plus de 1000 familles de Vaudreuil-Dorion sont considérées comme à faible revenu. De ce nombre, environ 300 dépensent plus de 80 % de leur revenu pour payer leur loyer. « C’est beaucoup trop! On devrait y allouer environ 30 % de son budget. » Le prix moyen d’un quatre et demi dans la région dépasse les 800 $.
Geneviève Chénier, agente de développement communautaire, ajoute qu’il n’est pas rare que des familles monoparentales vivent dans un même logement pour partager les coûts.
Ces gens vivent des situations très précaires; ils ont peu d’argent pour leur nourriture et les autres besoins essentiels. « Nous avons vu des familles vivant dans des autos. Il y a même des gens qui habitent de belles maisons, mais, à l’intérieur, il n’y a pas un meuble », dit M. Lussier.
Mobilisation de la communauté
De plus, le nombre d’appartements est à la baisse. Plusieurs logements sont transformés en condos, et ceux qui sont libres sont souvent très chers. De plus, avec la construction de plusieurs industries et entreprises au cours des années à venir, M. Lussier affirme que la région doit se préparer à une demande accrue pour des logements à prix abordable pour les travailleurs qui s’établiront ici. « Nous aurons besoin plus de 2000 logements abordables au cours des prochaines années », explique Ghislaine Di Croce, de la Société d’habitation abordable de Vaudreuil-Soulanges.
Au cours des prochains mois, le Comité logement espère sensibiliser la population, les entrepreneurs et les élus à l’urgent besoin de logements abordables.