La Municipalité régionale de comté (MRC) de Vaudreuil-Soulanges compte 23 municipalités. Chacune d’entre elles, sauf exception, a son gentilé. (Photo Daniel Cuillerier)
Comment nous nommons-nous?
Découvrons les gentilés de Vaudreuil-Soulanges
VAUDREUIL-SOULANGES – La Municipalité régionale de comté (MRC) de Vaudreuil-Soulanges compte 23 municipalités. Connaissons-nous la dénomination des résidents de chacune de ces municipalités?
D’abord, il faut savoir que la dénomination d’un résident d’une ville est le gentilé, ou ethnonyme, nom aussi donné aux habitants d'un lieu, d’un pays, d’un continent, d’une région ou d’une province. Dans les paragraphes qui suivent, le lecteur trouvera entre parenthèses l’année où les gentilés de la MRC ont été officialisés. Au besoin, il prendra la peine d’accorder au féminin chacune de ces dénominations. De plus, il notera que, la plupart du temps, tous les gentilés de municipalités commençant par Saint sont formés à partir du nom du saint, par exemple Polycarpien pour Saint-Polycarpe (1986) et Justinois (1979) pour Sainte-Justine-de-Newton.
En général assez évident
Règle générale, le gentilé est un prolongement du nom d’une municipalité et se termine en -ois ou en -ien. Par exemple, les résidents de Pincourt sont des Pincourtois (1986).
À l’exception de Saint-Télesphore, de Terrasse-Vaudreuil et de Vaudreuil-sur-le-Lac, chacune des municipalités de la MRC a son gentilé. On appelle Vaudreuillois (1952) les citoyens de Vaudreuil-Dorion, ville la plus populeuse de la MRC. Il convient de rappeler que Vaudreuil a été fusionné à Dorion pour former Vaudreuil-Dorion le 16 mars 1994.
À Hudson vivent les Hudsonois (1996). La particularité de cette ville réside notamment en l’existence de son gentilé anglais : Hudsonite (1985). Celui-ci est apparu avant la dénomination française, créée à la suite de la hausse de la population francophone à Hudson au cours des dernières années.
De son côté, Saint-Lazare est la ville des Lazarois (1993).
Autre particularité, à Rigaud cette fois. En effet, le gentilé en usage aujourd’hui, Rigaudien (1954), a connu quelques variantes : Rigaldien (1951), Rigaudain (1978) et Rigaudin (1949). La variante Rigaldien participe de l'origine du suffixe -aud, le germanique -ald, d'abord pour les noms propres.
Contrairement à Perrotois (1986), qui qualifie les résidents de L'Île-Perrot, le gentilé de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot n’a pas été pas aussi simple à créer. On a finalement opté pour Perrotdamois (1986).
On identifie les citoyens de Pointe-Fortune comme étant des Pointe-Fortunais (1984), qui compte aussi une variante : Pointe-Fortuniens (1980).
À Très-Saint-Rédempteur vivent les Rédempteurois (1986); à Saint-Clet, les Clétois (1980).
À Sainte-Marthe, les citoyens se nomment Marthéens (1986), à Saint-Zotique Zotiquiens (1986), et aux Cèdres Cèdreaux (1978). Existent aussi les variantes Cédrauds (1969) et Cédreaux.
Par ailleurs, aux Coteaux résident les Coteaulois (1995). Précisons toutefois que la nouvelle municipalité des Coteaux est née de la fusion de Coteau-Landing et Coteau-Station en avril 1994. Ces dernières avaient leur gentilé, Coteau-Landais et Stationnois, adoptés par les autorités municipales concernées en 1986. Le l de Coteaulois permet d’éviter le hiatus.
Par ailleurs, il n’a pas été aisé de trouver un gentilé aux résidents de Coteau-du-Lac, de L’Île-Cadieux et de Rivière-Beaudette. On a décidé que ces citoyens s’appelleraient Coteaulacois, Cadilois et Beaudettois.