La Hudsonnoise Karen Young sera en concert le 27 février à la salle Pierre-Mercure à 19 h 30, où elle rendra hommage au musicien improvisateur Jean Derome et son œuvre Confiture de gagaku. ( Photo Daniel Cuillerier )
Karen Young au Festival international/Montréal Nouvelles Musiques
Elle y présentera une œuvre de Jean Derome
HUDSON – La Hudsonnoise Karen Young sera du quatrième Festival international/Montréal Nouvelles Musiques, qui aura lieu du 19 février au 1er mars.
Elle sera notamment en concert le 27 février à la salle Pierre-Mercure à 19 h 30, où elle rendra hommage au musicien improvisateur Jean Derome et son œuvre Confiture de gagaku.
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Comment Karen Young se définit-elle? « Je touche à plusieurs styles, mais, au fil du temps, je me suis plu à amener la sensibilité du jazz dans d’autres musiques », de répondre Mme Young.
Karen Young, du plus loin qu’elle se souvienne, a toujours voulu faire de la scène, que ce soit par le théâtre ou la musique. Au début des années 70, maîtrisant des instruments comme le piano et la guitare, elle s’initie à la musique folk, et ce n’est que vers 1975 qu’elle se consacrera plus particulièrement au jazz. « Au début, nous nous réunissions entre amis pour jouer du folk qui était la musique in de l’époque avec des chansons anti-guerre du Vietnam. C’était l’époque du Flower Power. D’ailleurs, je me souviens d’un concert donné à la Cité-des-Jeunes qui faisait très hippie », relate Karen Young en riant. Elle découvre par la suite le groupe Lambert, Hendricqs and Ross, qui évoluait particulièrement dans les années 50. « C’était une musique joyeuse, rythmée; j’en suis tombée en amour », se souvient-elle. Puis, sa carrière démarre, constamment couronnée de succès. Jamais Karen Young ne s’est arrêtée de jouer et… de créer.
Incontournable
Dans le milieu du jazz, depuis plus de 30 ans, Karen Young est devenue une incontournable. De fait, elle a maintenant la réputation d’être l’une des chanteuses canadiennes de jazz les plus connues et les plus audacieuses. Tout au long de son parcours, elle se découvre dans des genres allant du jazz à la musique baroque, en passant par la musique contemporaine, les trames sonores pour le cinéma et le théâtre, ainsi que le chant choral. Au cours de sa carrière, elle s’est produite dans de nombreux festivals d’importance, dont le Festival international de jazz de Montréal, en plus de sillonner l’Amérique du Nord et l’Europe avec ses projets, notamment le duo Young et Donato (dont le disque Contredanse a remporté un prix Félix et une nomination pour un Juno en 1988), l’album Canticum Canticorum avec le duo Young et Auclair. Sa discographie comprend le récent Âme, corps et désir, ainsi que La Couleur du vent, Nice Work If You Can Get It et Second Time Around. Karen Young collabore régulièrement avec les meilleurs ensembles montréalais, dont la SMCQ, la chorale VivaVoce, le Studio de musique ancienne de Montréal et Bradyworks.
En 2008, son 11e album solo, Âme, corps et désir, remporte le Félix de l'Album de l'année Classique vocal, remis par l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ). « C’était un album double, car j’avais tellement de matériel à ce moment », révèle Karen Young, qui présentait l’une de ses œuvres en solo pour la première fois au gala de l’ADISQ. « Mon entourage m’avait conseillé de le faire et, franchement, ç’a été une bonne idée. » Cet album a été influencé par la musique du XIVe siècle, entre le Moyen-Âge et la Renaissance.
Ce dont elle est le plus fière? « Je suis contente d’avoir commencé à écrire. J’ai découvert au fil du temps que j’étais capable de le faire », dit-elle.
En janvier 2009, Karen Young reçoit une bourse de carrière du Conseil des Arts et des Lettres du Québec. Elle pourra ainsi réaliser son prochain oratorio, dans le style de Canticum Canticorum. « Mais j’écris beaucoup pour des chœurs. J’ai même un projet avec des enfants. De même, en 2010, je réaliserai un autre projet avec l’Orchestre symphonique de Drummondville », annonce-t-elle.
Par ailleurs, Coral Eagan, sa fille, connaît également une belle carrière. « Elle a été mon apprentie », affirme Karen Young. Telle mère, telle fille.