Manque de subventions et d’aide
Le Comité logement ferme ses portes
Vaudreuil-Dorion - Le Comité logement de Vaudreuil-Soulanges a fermé ses portes hier, à cause d’un manque de fonds et de subventions. Un cri d’alarme est lancé.
Pour le moment, il s’agit d’une fermeture temporaire, le temps que les membres du comité réfléchissent à l’avenir de cet organisme. « Tout le monde est sous le choc. Mais nous n’avons plus un sou », dit Scott McLean, du comité. « Où iront les gens qui ont besoin d’aide? »
Le comité existait depuis maintenant cinq ans et recevait chaque années plus d’une centaine d’appels de locataires ayant perdu leur appartement ou ne réussissant pas à trouver un logement à prix abordable. Les loyers de la région augmentent de plus en plus, et il n’est pas rare qu’une personne consacre plus de 50 % de son salaire au paiement de son loyer, déplore McLean.
Les membres du comité sont bénévoles. Ils n’ont qu’un employé – payé par un programme d’Emploi-Québec. Le groupe fonctionnait avec peu d’argent et avait son local dans le sous-sol d’une église. À plusieurs reprises, le comité a demandé des subventions, en vain. « Nous sommes une région considérée comme riche et, par conséquent, nous obtenons très peu de subventions. »
M. McLean indique que plus de 35 organismes à travers la province sont en attente d’une subvention du Soutien à l’action communautaire et aux initiatives sociales. « L’enveloppe budgétaire n’augmente pas, et ce sont toujours les mêmes organismes qui reçoivent des fonds. »
Un autre obstacle à l’obtention de subventions : l’organisme doit démontrer qu’il organise des activités. « Nous n’avons pas d’argent pour faire des activités. Et nous n’avons pas de subventions parce que nous ne faisons pas d’activités. »
M. McLean ne comprend pas que des comités de logement à Salaberry-de-Valleyfield et Beauharnois reçoivent des subventions alors que le sien n’obtient aucune aide. « Tout le monde dit que le comité est nécessaire pour la région, mais personne ne nous donne de l’argent. » Le comité a sollicité des députés et des élus municipaux, sans succès. Cette fermeture sensibilisera peut-être les élus au besoin de logements plus abordables et d’un comité d’aide.
M. McLean suggère aux citoyens qui éprouvent des difficultés en matière de logement de joindre les élus de leur municipalité ou leur député, provincial ou fédéral.