« On pouvait parler, on pouvait pleurer. »
Rare sont les gens qui peuvent associer mort et beau moment. Pourtant, de plus en plus de personnes ont la chance de qualifier ce moment de vie de cette façon. Ces personnes ont bénéficié des services des intervenants en soins palliatifs. Voici le témoignage d’une dame de Coteau-du-Lac qui a vécu le départ de son mari de 47 ans, Rénald Giroux, comme peu de gens peuvent l’imaginer. Les médecins prévoyaient quelques jours encore, mais à la maison Rénald et Lucie ont partagé deux mois et demi « magiques ».
Je crois que ce que l’on veut que je vous raconte, c’est qu’est-ce qui se passe après. Après l’annonce d’un cancer déjà en phase terminale, après une chimiothérapie infructueuse et après que l’on décide de retourner à la maison.
À cette étape, nous sommes dépourvus de tout : des connaissances médicales, de l’équipement médical et surtout nous vivons un grand désarroi. Le CLSC de ma région (Saint-Polycarpe) offre cette aide de soins palliatifs à la maison.
Chaque jour apporte ses besoins. À ce stade, la maladie évolue rapidement, les besoins changent continuellement, et nous devons nous y ajuster, car notre qualité de vie en dépend. Nous avons ainsi pu bénéficier de la visite d’une infirmière deux fois par semaine et d’une médecin une fois par semaine. Elles nous informaient du pourquoi et du comment de tout ce que nous vivions au point de vue médical. Elles nous aidaient à obtenir tout ce dont on avait besoin, médicaments, fauteuil roulant, lit, oxygène. Elles nous expliquaient aussi les procédures pour que tout se déroule bien. Surtout, nous pouvions exprimer nos peurs et pleurer avec elles!
C’est grâce à cette belle équipe que nous avons formée que nous avons vécu dans le confort, la paix et la sérénité un moment si difficile.
C’est un peu comme un match très serré où tous les joueurs sortent gagnants.
Merci à vous toutes!