Devant la féroce compétition, l’objectif du Canada et des gymnastes de l’Île pour cette première expérience internationale en acrosport n’était pas d’obtenir une première place, mais de pouvoir offrir un spectacle de qualité, d’apprendre à travailler sous un stress élevé et de terminer en milieu de peloton des 24 équipes participantes. (Photothèque)
Les Gymnastes de l’Île au championnat du monde
Une première expérience enrichissante
Les Gymnastes de l’Île ont délégué une première équipe à la compétition internationale d’acrosport de Glasgow, en Écosse, où les athlètes représentaient le Canada.
Le trio québécois était formé de trois jeunes gymnastes de la région : Sabrina Beaulieu de Saint-Clet, Victoria Cichalewska et Marie-Jasmine Rainville, toutes deux de L’Île-Perrot.
Dès leur arrivée à Glasgow, les trois athlètes et leur entraîneuse, Ewa Rucka, ont été subjuguées par l’ambiance de fête de cet événement international. Un total de 400 athlètes de la Russie, de la Grande-Bretagne, de la Belgique et de la Pologne, entre autres, étaient présents, en plus des entraîneurs et des partisans. L’ouverture officielle de la compétition a été marquée par un défilé où chaque délégation marchait fièrement avec le drapeau de son pays. « Le trio a réalisé à ce moment la chance qu’il avait de faire partie d’une compétition de cette envergure et que tous les efforts mis durant toutes ces années en avaient valu la peine », explique Louis-Germain Méthot, lié de près aux Gymnastes de l’Île.
Compétition féroce
Lors de la première journée de compétition, la prestation du trio canadien s’est bien déroulée et les gymnastes ont réussi à se classer en 11e place. Un minuscule 0,05 point les séparait des trois équipes en 8e position. À ce moment, la finale, regroupant les huit meilleurs trios après deux prestations, était encore à la portée des athlètes canadiennes.
Lors de la deuxième journée de compétition, chacune des équipes avait haussé d’un cran ses prestations. Malgré une bonne performance du Canada, les athlètes d’ici se sont vues relayées au 16e rang du classement cumulatif. « Il est bien évident que notre trio a vécu une déception, car d’avoir atteint la finale à leur première compétition internationale aurait été au-delà de leurs attentes. Elles ont eu le sentiment que cette finale était à leur portée après la première journée de compétition », explique Louis-Germain Méthot.
Malgré cette déception, le trio analyse sous un angle posotif cette et apprécie les liens d’amitié créés avec les athlètes du monde qui partagent eux aussi leur passion pour l’acrosport. (Y.M.)