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Les candidats se dévoilent peu à peu

Une nouvelle élection provinciale se prépare

Yanick Michaud par Yanick Michaud
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Article mis en ligne le 7 novembre 2008 à 23:21
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Les candidats se dévoilent peu à peu
Lucie Charlebois lors de sa victoire en mars 2007. (Photo Bianca Diorio)
Les candidats se dévoilent peu à peu
Une nouvelle élection provinciale se prépare
Quelques semaines après une morne campagne électorale fédérale et au lendemain d’une enivrante campagne américaine, voilà que s’amorce de nouvelles élections provinciales.
Il est permis de se demander à quoi ressemblera cette course d’un peu plus de 30 jours et si elle mènera à l’élection d’un gouvernement majoritaire.

Yvon Marcoux, député de Vaudreuil depuis une décennie, croit que la campagne servira à faire un débat nécessaire sur l’avenir économique du Québec. « Ce sera à la population de juger qui a le meilleur plan avec la meilleure équipe », explique-t-il, fébrile.

Quant à l’intérêt des Québécois de vivre une nouvelle et coûteuse course il croit que peu importe le moment, les gens ne souhaitent jamais être en élections. « Si vous demandez aux gens s’ils veulent une élection, ils ne disent jamais oui. Mais si ce n’était pas là, en novembre et décembre, ça aurait été au printemps prochain! » lance celui qui a pris la décision de se représenter parce qu’il se dit prêt à continuer à servir les gens de Vaudreuil. « J’ai autant de passion et, avec le privilège que j’ai de les représenter, j’espère être encore là pour les accompagner dans le développement que nous vivons », plaide-t-il.
Lucie Charlebois de retour
Le 25 mai dernier, les militants du Parti libéral du Québec avaient reconduit Lucie Charlebois comme candidate en vue d’un éventuel scrutin.

Le moment est donc venu pour elle d’entreprendre sa troisième campagne électorale. On se rappellera que Lucie Charlebois avait été élue une première fois en 2003 et réélue l’année dernière, lors d’une élection qui avait placé le Parti libéral comme gouvernement minoritaire. Au printemps dernier, la députée s’était dite fière et heureuse de la marque de confiance que les militants du parti lui avaient accordée.

Lors de l’élection en mars 2007, Lucie Charlebois avait récolté 10 689 voix, soit 1 477 de plus que son plus proche adversaire, l’adéquiste Sylvain Brazeau. Lors des élections de 2003, Lucie Charlebois l’avait emporté par une marge plus importante, récoltant 4 680 votes de majorité sur sa plus proche adversaire Gaétane Legault, du Parti québécois.
Candidats du Parti vert du Québec
« Le Parti vert du Québec réunit des gens de tous les horizons politiques et sociaux désirant faire la promotion du développement durable en politique. » Voilà ce que le nouveau chef du Parti vert du Québec, Guy Rainville, déclarait à la veille du déclenchement des élections. Mais on ne sait toujours pas qui fera la promotion du développement durable dans les circonscriptions de Vaudreuil et Soulanges.

Jean-Yves Massenet, candidat dans la circonscription de Soulanges aux dernières élections provinciales, a fait le saut au fédéral à l’automne lors des récentes élections. Quant à la représentation dans Vaudreuil, Alain Brazeau a tenu le flambeau pendant plusieurs années, mais a quitté la vie politique au printemps dernier. Enfin, il est toujours permis de se demander si Pierre Parizeau-Legault, candidat fédéral dans Vaudreuil-Soulanges en janvier 2006, fera le saut au provincial.
Une péquiste dans Soulanges
En ce qui concerne le Parti québécois de Soulanges, Louisanne Chevrier sera confirmée ce dimanche à titre de candidate officielle, à l’occasion d’une assemblée d’investiture aux Coteaux. Candidate péquiste défaite dans Vaudreuil aux dernières élections provinciales, la jeune femme a jusqu’à tout récemment fait partie du personnel du bureau de circonscription de Meili Faille. Lors de la présente campagne électorale, elle s’engage à mettre sur pied une équipe qui saura répondre aux vrais besoins de Vaudreuil, et d’agir avant tout dans l’intérêt des gens de cette circonscription.

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lucie charlebois

Commentaire mis en ligne le 10 novembre 2008
Comme plusieurs d'entre vous, je suis en total désaccord avec le déclenchement des élections fait par monsieur Charest sans motif valable. Conséquemment, je crois que nous nous devons de transmettre un message clair à celui-ci et tout autre politicien tenté de l'imiter en élisant un gouvernement minoritaire autre que libéral.

Les raisons qui motivent cette décision sont de deux ordres. Tout d'abord, un gouvernement minoritaire s'est avéré satisfaisant en ce qui me concerne (tant au provincial qu'au fédéral) puisque les débordements teintées d'arrogance ont ainsi été évités, tout en permettant un fonctionnement plus qu'adéquats.

De plus, monsieur Charest fait preuve d'un manque de jugement évident en déclenchant une élection pour des motifs uniquement partisans dans un contexte de crise économique, fisant en sorte d'éviter de gérer de façon adéquate celle-ci.

Mon vote sera offert à des fins purement stratégique et visera à élire le candidat (adéquiste ou péquiste) qui a les meilleures chances d'évincer monsieur Charest du pouvoir. Je vous encourage à adopter la même stratégie si, comme moi, vous êtes insatisafaits de cette décision de déclencher des élections.

Steve Boudrias

Commentaire mis en ligne le 9 novembre 2008
Étant donné que le premier ministre sortant Jean Charest a eu l’idée de déclencher des élections, je me sens obligé d’écrire à tous ces Québécois qui ne voulaient pas d’élection en ce moment.

Tout comme vous je considère que l’on nous convoque dans l’isoloir comme des enfants irresponsables, sans même juger bon de nous offrir de raisons suffisantes pour le faire.

Et, comme vous, je sais que le travail et l’effort, qui se trouvent à la base même de toute économie viable et durable, prouvent hors de tout doute la valeur d’un homme ou d’une femme aux yeux de ses pairs.

Alors, quand une population aux aguets perçoit qu’un chef politique n’a pas mis tout en œuvre afin de faire avancer le Québec en rassemblant une majorité au parlement derrière lui ; cette population ne peut que porter sur ce « leader » décevant un jugement à la mesure de son inconscience quand vient moment de lui réitérer sa confiance.

C’est pourquoi je prends la peine de dire que je serai solidaire avec tous ceux qui, lorsqu’ils iront voter le 8 décembre prochain, voteront avec la conviction profonde que l’économie n’est pas une nouvelle religion, et qu’il faut avant tout avoir du respect pour soi-même et ses concitoyens pour sortir gagnant dans la vie.

Je suis d’ailleurs en accord avec tous les Québécois qui croient que nous sommes responsables de notre économie faible ou forte, tout en sachant que nous commandons à celle-ci de nous aider à vivre, et non l’inverse. Penser autrement, ce serait avouer candidement que la politique n’est que le valet d’une économie spéculative qui déraille. Ce qui, dans le cadre d’une action démocratique qui se respecte, est tout à fait inacceptable.

Je veux également rappeler que si le Québec n’est pas gouvernable « à six mains sur le volant », c’est que Jean Charest n’est pas l’homme dont nous avons besoin. Car ces « six mains » ont été déposées sur la direction du Québec beaucoup trop récemment par la population pour qu’un chef de parti s’amuse à accorder plus d’importance aux indices favorables à son parti, au lieu de prendre en considération la réticence massive d’une population face au déclenchement d’une nouvelle élection.

Sinon, on subordonne les intérêts supérieurs de la nation à ceux de son parti en niant la volonté souveraine et indiscutable d’une population qui attend d’un gouvernement responsable qu’il soit en mesure de faire adopter un plan d’action nationale sans brûler pour autant 83 millions de dollars pour le faire.

Je tiens donc à ce que mon vote de non-confiance, exprimé ici par anticipation, serve d’appui tangible envers le seul parti susceptible de faire tomber ce gouvernement qui n’a pas eu le courage, la force et la décence d’essayer d’unir l’Assemblée Nationale avant de tenter aussi effrontément de reprendre les commandes.

Enfin, puisqu’il faut aller aux urnes pour des motifs discutables, profitons-en donc pour en « avoir pour notre argent » en élisant la première femme de l’histoire du Québec à la tête du prochain parlement…

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