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Une bonne saison estivale pour notre industrie touristique

Isabelle Lord par Isabelle Lord
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Article mis en ligne le 17 octobre 2008 à 22:59
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Une bonne saison estivale pour notre industrie touristique
Bilan saisonnier de Tourisme Suroît
Une bonne saison estivale pour notre industrie touristique
Malgré les soubresauts de notre économie et les caprices de Dame Nature, les entreprises touristiques du Suroît dressent tout de même un bilan positif de leur saison estivale.
C’est ce qu’a constaté Tourisme Suroît à la suite de son enquête annuelle, qui, de mai à septembre, a permis d’analyser la performance de son industrie auprès de 80 de ses entreprises membres. « La diminution de la clientèle américaine, le coût de l’essence et le mauvais temps ont eu un impact sur notre industrie, mais pas suffisamment pour diminuer la progression d’achalandage touristique », indique Denis Brochu, directeur général de Tourisme Suroît.

Ce dernier mentionne également que le Suroît dépend encore beaucoup de la clientèle de proximité. À cet effet, l’enquête révèle que la clientèle du suroît provient à 56 % du Suroît, à 26 % du Grand Montréal et à 18 % d’autres régions du Québec, de l’Ontario, des États-Unis et de l’Europe.
Progression des attraits touristiques
Ainsi, l’on a assisté à une progression constante de mai à septembre de l’achalandage des attraits touristiques du Suroît. Pas de catastrophe, donc, pour l’industrie puisque le directeur général de Tourisme Suroît affirme que « 50 % des répondants disent avoir connu une hausse, 35 % sont demeurés stables et 12 % ont connu une baisse ».

Tout d’abord, les secteurs de l’agrotourisme, de la culture, du tourisme nature, du nautisme et les boutiques ont connu, en général, une croissance de leur achalandage. Une entreprise dans le secteur du golf aurait également connu une croissance. Certaines autres du secteur de la culture, du nautisme et les boutiques auraient même enregistré une progression de 50 %, et de plus de 60 % pour certaines entreprises du tourisme nature.

Plutôt étonnante cette hausse du tourisme nature et du nautisme, considérant le mauvais temps de l’été dernier. Bien qu’il soit difficile à expliquer, l’achalandage touristique pourrait être dû au fait qu’en raison de la hausse du coût de l’essence, les gens ont effectué moins de voyages, donc plus d’excursions. De plus, selon M. Brochu, le « mauvais temps aurait pu influer sur l’augmentation de l’achalandage des attraits culturels ».

Bonne année pour le secteur de la restauration, qui a également connu une progression, soit une hausse allant jusqu’à 60 % pour certaines entreprises. Même constat pour l’hébergement, qui comprend les hôtels, les gîtes, les auberges et les centres de vacances. Tous les mois, ils ont affiché une progression par rapport à l’année 2007. Par exemple, en juillet et en août, il y a eu un taux d’occupation en progression de près de 60 %.

Les campings ont, pour leur part, connu une saison relativement stable. Enfin, les plages ont eu moins de chance et ont enregistré une diminution de leur achalandage.
Baisse de fréquentation des lieux d’accueil
Fait à noter : les lieux d’accueil, ou bureaux d’information touristique, de Tourisme Suroît ont connu une baisse de leur achalandage par rapport à 2007. « Depuis l’arrivée d’Internet, les gens les fréquentent de moins en moins et trouvent les renseignements recherchés sur le web », explique Denis Brochu. Selon ce dernier, ces bureaux « demeurent toutefois un élément essentiel au tourisme de la région ». Ils seront davantage mis à contribution dans de futurs projets touristiques.
Virage Internet réussi
L’organisme Tourisme Suroît est conscient que c’est par le biais du web qu’il arrive de plus en plus à joindre sa clientèle. Ainsi, son site Internet, au www.tourisme-suroit.qc.ca, a eu entre mai et août plus de 49 243 visites, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2007. De plus, l’organisme a mis en fonction en mai dernier le site www.balades.ca. Depuis ce jour, « plus de 54 596 visiteurs y ont navigué », indique son directeur général. « Notre façon de promouvoir via le web, entre autres avec ce nouveau site, est selon nous un virage Internet réussi. Nous allons continuer en ce sens, car ça nous permet d’être plus efficaces auprès de notre clientèle. »

Soulignons que Tourisme Suroît figure parmi les finalistes pour les prochains Prix Coup d’Éclat 2008 de la Société des attractions touristiques du Québec. L’organisme a été sélectionné dans les catégories Site Internet pour son site www.balades.ca et Stratégie promotionnelle pour sa campagne promotionnelle 100 % web mise en place en 2008.

@ST:Parcours de vélo prometteurs
Plus de 12 000 visites auraient été enregistrées sur la section « vélo » de www.balades.ca, se réjouit Denis Brochu, qui mentionne qu’il y a également eu un virage vélo dont l’impact risque d’être prometteur. « Au lieu de vendre seulement nos pistes cyclables, nous avons depuis cette année tenté de vendre le vélo sous forme de parcours, par exemple celui de la Boucle des quatre canaux. Nous avons également développé avec Montréal le Parcours de l’éclusier, un parcours unique au bord de l’eau. Les gens pourront visiter à vélo la région et y passer quelques jours plutôt qu’un. Il pourrait y avoir des retombées intéressantes pour les entreprises hôtelières. Tourisme Suroît entend également développer un parcours avec les Basses-laurentides et Vaudreuil-Soulanges. »
Prochain défi
Heureux du bilan de la saison touristique 2008, Tourisme Suroît a su s’adapter aux besoins de sa clientèle. Son prochain défi? Vendre la région par rapport à des plans d’eau, dit Denis Brochu. « Nous voulons développer, avec l’Association maritime du Québec, des stations nautiques. Idéalement pour les lacs Saint-François, Saint-Louis et des Deux Montagnes. Par exemple, les gens pourront découvrir la station nautique du lac Saint-François et y trouver une marina à Salaberry-de-Valleyfield, une plage à Saint-Zotique, etc.» Denis Brochu conclut en disant que nous sommes une région d’eau. « Nous voulons davantage l’exploiter, et ajouter une corde à notre arc.»
(Photo Daniel Cuillerier)
Denis Brochu, directeur général de Tourisme Suroît. (Photo Daniel Cuillerier)

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