L'achat local aidera les agriculteurs, dit Meili Faille. (Daniel Cuillerier)
Débat des Hebdos du Suroît
Préserver les terres agricoles
Les candidats ont ardemment défendu leurs positions quant à la préservation des terres agricoles, de la gestion de l’offre et de l’aide aux agriculteurs.
Tous ont indiqué que le métier d’agriculteur est difficile et qu’une relève n’est pas toujours disponible.
Meili Faille a insisté sur la valorisation de l’activité agricole et agroalimentaire dans Vaudreuil-Soulanges. Elle a promis de se battre pour la sûreté alimentaire afin que les citoyens comprennent d’où viennent leurs aliments et comment ceux-ci ont été traités. Des investissements sont nécessaires pour augmenter le pouvoir des agriculteurs, a-t-elle ajouté. « Il y a des fermes qui disparaissent tous les jours. »
Jean-Yves Massenet a indiqué que 3 % de la population gère 75 % de la surface agricole de Vaudreuil-Soulanges. Il s’est dit inquiet que ces terres soient menacées par le développement urbain et économique. Il a dit vouloir que le gouvernement contrôle mieux ce développement et il souhaite aider les agriculteurs à se diriger vers une culture plus biologique.
Michael Fortier a acquiescé aux propos de M. Massenet sur l’importance d’un équilibre entre le développement urbain et les terres agricoles. Il a mentionné qu’il s’était battu pour la question de la gestion de l’offre à l’OMC à Genève. Toutefois, Brigitte Legault a mentionné que M. Fortier ne semblait pas croire que la gestion de l’offre était importante. Mme Legault a soulevé le fait qu’il n’a jamais pu répondre à Eddy Proulx, de l’Union des producteurs agricoles, sur la question. Elle a montré un article de journal pour prouver son point. M. Fortier a répliqué qu’il continuerait à protéger la gestion de l’offre, puis a ajouté qu’il faut investir plus en agriculture puisque c’est une industrie qui crée des emplois et qui nourrit des gens.
Mme Legault a insisté sur l’importance d’aider les jeunes qui désirent acquérir la ferme de leurs parents. Elle a ajouté qu’elle assurerait un soutien à la Commission canadienne du blé et à la gestion de l’offre. Elle a proposé un programme de 400 millions de dollars pour contrer la hausse du coût du diesel.
De son côté, Maxime Héroux-Legault a suggéré la création d’un fonds d’éducation pour aider les agriculteurs à utiliser de nouveaux moyens de production. Il a ajouté qu’il faut bonifier le fond d’aide aux agriculteurs et limiter le prix du diesel.
M. Massenet et Mme Faille ont tous deux insisté sur l’importance de l’achat local pour aider les agriculteurs et stimuler leur industrie.