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L’héritage d’Albert Dicaire

Il publie sa biographie pour ses petits-enfants

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 10 octobre 2008 à 13:39
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L’héritage d’Albert Dicaire
Albert Dicaire est entouré de ses petits-enfants, Corinne, Olivier, Marina et Joannie. (Photothèque)
L’héritage d’Albert Dicaire
Il publie sa biographie pour ses petits-enfants
RIGAUD – Le 14 septembre dernier, le Rigaudien Albert Dicaire, un homme fort impliqué dans son milieu, publiait son autobiographie, intitulée Un jour, je m’envolerai, mais avant il faut que je te dise…
En général, ce sont surtout les vedettes qui publient leur autobiographie. Pourtant, malgré le fait qu’Albert Dicaire soit une personnalité bien connue dans la communauté rigaudienne, il ne s’agit pas d’une vedette. « Ma conjointe trouvait mon parcours intéressant, et mes petits-enfants étaient toujours impressionnés lorsque je leur racontais des histoires du passé de la façon de vivre des gens il y a 50 ans. L’idée a fait son chemin, et ils m’ont encouragé à aller de l’avant dans ce projet. En fait, ce livre est un héritage que je leur laisse », explique Albert Dicaire, âgé de 67 ans. On peut penser que 50 ans, ce n’est pas si loin dans le temps et, pourtant, bien des choses ont évolué depuis ce temps. Et M. Dicaire raconte un peu cette évolution en se racontant lui-même.

Un jour, il apprend que des ateliers traitant de la façon d’écrire une autobiographie se donnent dans la région. Il s’y inscrit et commence petit à petit à écrire sa vie. Au bout d’un an et demi, le livre est achevé. « Originalement, je le faisais pour plaire à ma famille, mais j’ai commencé à avoir des demandes de personnes qui voulaient se le procurer. J’ai fait imprimer 200 exemplaires, et les profits réalisés avec ceux qui seront vendus au coût de 20 $ iront à l’organisme La demeure de mon enfant », de dire M. Dicaire.
Évolution
Au cours des cinquante dernières années, quels ont été les plus gros changements dont il a été témoin? « D’abord, on peut parler de la disparition de l’autonomie. Les gens sont trop dépendants du gouvernement. D’un État providence trop ancré dans nos moeurs qui va régler tous les problèmes. Et après cela, les gens se plaignent qu’ils payent trop de taxes, mentionne Albert Dicaire. Autrefois, on se débrouillait avec pas grand-chose, on se prenait en main. Aujourd’hui, on préfère que d’autres fassent tout à notre place. Mes parents s’organisaient avec les moyens du bord. »

« Au fil des ans, les priorités ont changé. Les écoles servent de garderies aujourd’hui. Autrefois, les parents pensaient à forger et à laisser une génération solide qui les remplacerait. Maintenant, les parents pensent à aujourd’hui en se disant que les enfants se débrouilleront bien. Et puis, tout le monde est pressé, aujourd’hui. On dirait que les gens se dépêchent à mourir. La rage au volant, par exemple, qui est un phénomène assez récent, est le résultat du stress et de la vie de fou qu’on mène », croit Albert Dicaire. Bien sûr, avec les années, il y a eu les progrès technologiques, que M. Dicaire salue bien bas.
Parcours
Né en 1941 à Sainte-Anne-de-Prescott, juste de l’autre côté de la frontière ontarienne, Albert Dicaire a découvert Rigaud surtout lors de ses études au collège Bourget. Après son mariage, il part travailler à Montréal (Anjou) pour les caisses Desjardins et la Fédération des caisses Desjardins comme conseiller technique avant d’être nommé directeur d’une caisse à Roxboro. En 1975, il revient à Rigaud, où lui et son épouse achètent et gèrent un commerce de décoration intérieure, anciennement la propriété de son beau-père.

Il occupe un poste de conseiller municipal dans les années 1980-1990 et s’implique dans le domaine des arts et des loisirs. Il a notamment été instructeur au baseball et arbitre au hockey et au baseball, de même que président par intérim des Amis et amies de la culture de Rigaud.

Et aujourd’hui? « J’aimerais rassembler tous les contes que j’ai écrits et les raconter à ceux qui veulent les entendre. Cela pourrait s’appeler Les histoires d’Albert » , souhaite-t-il en conclusion.

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