Le Québec prend des forces, M. Fortier?
Les intentions de vote en vue de l’élection fédérale à venir sont inquiétantes pour l’avenir de la province et de notre circonscription. En effet, beaucoup d’électeurs se disent prêts à réélire le gouvernement de Stephen Harper, et possiblement de façon majoritaire. Les conservateurs se montrent peut-être invitants par leurs baisses de taxes et leurs subventions aux familles québécoises, mais, derrière ces avantages financiers de surface et les contraintes d’un gouvernement minoritaire, le parti de Stephen Harper cache son vrai visage. Cette formation de droite est, après tout, basée sur des principes tels la tradition, l’ordre, l’absence de progrès social, le capitalisme sans limites et l’inégalité. Conservatisme équivaut aussi à compressions draconiennes dans les dépenses publiques. Pour le meilleur? Surtout pour le pire. Les taxes et impôts, loin d’être conçus pour limiter ou écoeurer l’honnête contribuable et travailleur, sont à la base perçus pour fournir des services essentiels à la population et pour que tous puissent en profiter. Que serait le Québec aujourd’hui sans les impôts et leur redistribution dans des programmes publics? C’est simple : On reviendrait au temps de Maurice Duplessis ou bien l’on ressemblerait étrangement à nos voisins du sud. Prenons maintenant un exemple de projet typique des idées conservatrices qui, de prime abord, semblent séduisantes, mais qu’après réflexion il est justifié de décrier. L’ALENA, traité de libre-échange nord-américain, rime aujourd’hui davantage avec pertes d’emplois, délocalisations d’entreprises et affaiblissement de l’économie locale qu’avec une baisse des prix à la consommation, telle que préconisée par Brian Mulroney, Bush père et compagnie en 1993. Bref, il me semble que ce n’est pas en éliminant des programmes publics (environnementaux, sociaux, culturels), ni en recriminalisant l’avortement, ni en mettant des jeunes de 14 ans en prison et j’en passe que notre province se développera adéquatement. Et ce n’est surtout pas en votant pour Michael Fortier, conservateur, ministre non élu, opportuniste et beau parleur, que Vaudreuil-Soulanges fera de même. Le Québec prend des forces, M. Fortier? Pas si sûr. Ce qui l’est, c’est qu’avec un gouvernement conservateur majoritaire, le Québec en perd beaucoup plus qu’il n’en gagne.