« Évaluer une école, c’est beaucoup plus que tenir compte du résultat des élèves aux examens du Ministère », croit le directeur général du collège Bourget, Jean-Marc St-Jacques. (Photo Pascale M. Lévesque)
« Bien des choses importantes ne sont pas évaluées. » – Jean-Marc St-Jacques
Classement des écoles
RIGAUD – Le directeur général du collège Bourget et président de la Fédération des établissements privés, Jean-Marc St-Jacques, a bien voulu réagir au récent classement des écoles paru dans un quotidien de Montréal.
Dans un premier temps, Jean-Marc St-Jacques se dit toujours choqué par les titres des journaux et revues. « On fait porter à l’école l’odieux du sort de la société, de la communauté. L’avenir d’un jeune n’est pas foutu parce qu’il fréquente une école moins bien cotée dans le classement de l’Institut Fraser. Cela laisse sous-entendre que les jeunes inscrits dans une école mal classée ont de grandes chances de rater leur vie », souligne Jean-Marc St-Jacques.
Mettre les écoles privées dans un seul et même classement est déjà une amélioration, mais il n’en reste pas moins que, pour Jean-Marc St-Jacques, faire un classement général est injuste pour un bon nombre d’écoles. « Nous n’aimons pas être comparés à une école publique. C’est injuste pour ces dernières. Elles doivent souvent conjuguer avec une clientèle plus lourde. Ce palmarès contribue à diminuer la valeur des écoles publiques », croit-il. M. St-Jacques est également d’avis que ce classement en est un de courte vue. « Il est question, dans ce classement, du résultat des élèves aux examens du Ministère, mais, évaluer une école, c’est beaucoup plus que cela. On ne parle pas de la valeur des projets éducatifs et du fait que les jeunes réussissent leur vie en fin de compte », souligne le directeur général. Il pense que la mission de l’école est de faire progresser les élèves, quels qu’ils soient.
Le collège Bourget, selon ce classement, est 88e sur 132 écoles privées, avec une cote de 7,9, 15e sur 64 dans la Montérégie et 96e au total sur 474 écoles. « Si nous étions une école publique, nous serions neuvièmes », précise M. St-Jacques. Ce qui intéresse surtout le directeur de Bourget, c’est de voir les élèves recevoir leur diplôme.
D’autres réactions seront publiées dans la prochaine édition de L’Étoile du 1er octobre.