La dernière fromagerie de Joseph Séguin, vendue à la Société coopérative de Sainte-Marthe en 1942. (Photothèque)
Sainte-Marthe
Pour Huguette Bourbonnais-Dupras, de la Société d’histoire de Sainte-Marthe, cette petite municipalité est sans aucun doute l’une des plus recherchées pour ses espaces verts et son côté paisible.
En effet, la présence de la montagne, de plusieurs sentiers de tout genre et du fascinant monde agricole contribuent à la mise en valeur du milieu. De plus, après Saint-Lazare, la municipalité de Sainte-Marthe est probablement l’endroit le plus populaire en ce qui a trait aux sports équestres. Sainte-Marthe a aussi une belle et longue histoire qui en témoigne.
Un peu d’histoire
Originaires de la région des Deux-Montagnes (41 % ), de l’Irlande (18 %), de Rigaud (13 %), de la région de Montréal (13 %), de Vaudreuil (8 %), de l’Angleterre (4 %) et de Soulanges (3 %), les premiers colons se sont fait concéder des terres dans la seigneurie de Rigaud. Ces « familles pionnières » ont contribué à façonner l’histoire collective de Sainte-Marthe.
Le premier conseil municipal de Sainte-Marthe, est formé en 1855, avait pour mandat de veiller sur le bien-être de ses concitoyens en régissant les divers services d’utilité publique tels les routes, les bureaux de poste, l’éclairage des rues, l’aqueduc, les trottoirs, l’arrivée de l’électricité et du téléphone, le service d’incendie, etc.
Trois ans plus tard, les catholiques, qui représentent 90 % des pratiquants, contribuent à bâtir l’église, toujours pleine de vigueur. Ces catholiques vivront les grands moments de leur vie, qu’ils soient heureux ou très tristes, au son des cloches de cette superbe église, construite selon les plans de l’architecte Victor Bourgeau, l’un des plus grands de son époque en Amérique du Nord. À Sainte-Marthe, 10 % de la population était protestante méthodiste. Parmi le patrimoine religieux de Sainte-Marthe, on retrouve le presbytère, les statues, la maison du sacristain, le cimetière et ses vieux monuments, son calvaire et son chemin de croix extérieur.
Reine de l’agriculture
La vie de la paroisse demeure essentiellement liée à la vie agricole. Les premiers cultivateurs pratiquaient une économie réglée sur leurs besoins de consommation individuelle. Vers 1900, ils cherchent à rentabiliser leur ferme d’abord par la production laitière accompagnée d’une hausse de la production du foin et des autres plantes fourragères. Autour d’eux gravitent des commerçants, des artisans de tous genres et des notables.
Quant à l’éducation, mentionnons que la première école du village était sous la responsabilité des religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie, arrivées en 1919. Aujourd’hui, l’école regroupe les élèves du primaire de Sainte-Marthe et de Très-Saint-Rédempteur.
Micheline A. Bertrand
Commentaire mis en ligne le 5 novembre 2008Merci pour cet article. Mes grands-parents sont originaires de Sainte-Marthe. Ils s'y sont mariés en 1912. C'est toujours intéressant de connaître l'histoire des lieux qui ont vu naître et vivre nos ascendants.