Annonces classées | Nos Hebdos
Première Édition
Entête PE
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les pompiers soufflent 125 bougies

Combattre les incendies, un dévouement séculaire à Rigaud

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
Voir tous les articles de Stéphane Fortier
Article mis en ligne le 13 septembre 2008 à 14:14
Soyez le premier à commenter cet article
Les pompiers soufflent 125 bougies
Incendie du collège Bourget en 1942. (Photothèque)
Les pompiers soufflent 125 bougies
Combattre les incendies, un dévouement séculaire à Rigaud
Combattre les incendies à Rigaud relève d’une tradition, si l’on peut dire, plus que séculaire. De fait, au cours de la fin de semaine du 19 au 21 septembre, les pompiers de Rigaud célébreront leur 125e anniversaire d’existence.
Officiellement, on peut dire que c’est en 1883 qu’un groupe de combattants des incendies s’est organisé à Rigaud.
Un peu d’histoire
En fait, il est important de mentionner qu’en août 1873, il avait été ordonné et statué que tout propriétaire de maison serait tenu et obligé d'avoir constamment sur le toit de sa maison une bonne échelle... en cas de feu, sous peine d'une amende de 5 $ », relate André Desrochers, qui vient de réaliser un documentaire d’environ 90 minutes sur l’histoire des pompiers de Rigaud. La lutte contre les incendies, d’une certaine façon, était amorcée pour de bon.

Plus tard, en 1881, c’est le Village qui adoptait un règlement « concernant les échelles » et demandant aux habitants d'en posséder deux, une du sol au toit et une autre sur le toit.

Mais c’est réellement avec l’achat de la première pompe à incendie par le Village, avec le soutien financier de la Paroisse, que s’amorçait véritablement l’existence de la brigade rigaudienne.

L’apparition du chemin de fer à Rigaud en 1889 a obligé Rigaud à se doter d’infrastructures, dont un réservoir d’eau. En 1893-1894, on procède à la construction d’un aqueduc avec bornes-fontaines.

C’est en 1894 qu’est nommé par le conseil municipal Jules A. Desjardins comme premier chef des pompiers. De son côté, Elzéar Champagne sera nommé capitaine. Ces deux hommes auront la charge de s’adjoindre tout homme de bonne volonté, et ce, sans rémunération

En 1899, la première caserne est construite derrière l'église Sainte-Madeleine de Rigaud. En 1901, le téléphone est installé à Rigaud. L’alarme-incendie devient obligatoire dans les commerces, de même que le téléphone chez les capitaines de secteur des pompiers. En 1916 est adopté le premier règlement (numéro 66) sur le feu. C’est en 1917 que l’on procède à l’achat du premier camion sans pompe (un Ford modèle T) qui sera utilisé pour le transport de tuyaux. En 1918, le règlement numéro 88, modifiant le règlement numéro 66, prévoit de payer les pompiers à l'acte, en plus de leur offrir des assurances vie et travail. On parle notamment d’une prime de 1000 $. Les pompiers gagnaient alors 50 $ par année. En 1943, on procède à l’achat d'un autopompe. L’année précédente, un important incendie avait fait rage au collège Bourget, lequel a contribué à l’achat du nouveau camion en donnant 600 $ à la Municipalité. Fin 1950, la caserne est déménagée à l'hôtel de ville, rue Saint-Pierre, et en 1965, une caserne neuve est construite rue Saint-Antoine. On se procure également un nouveau camion et une unité de secours.

L’achat de la première pince de désincarcération dans la MRC a été effectué par le Service des incendies de Rigaud. Finalement, la nouvelle caserne, avec des équipements tout neufs, est érigée en 1991.

En passant, la première femme embauchée chez les pompiers de Rigaud a été Anne Beaulieu, qui a servi de 1991 à 1997. Depuis ce temps, il y a toujours eu une femme oeuvrant pour le Service des incendies.

Une anecdote explique pourquoi la brigade de Rigaud porte le numéro 7 à la MRC. En fait, le 7 était le numéro attribué à François Léonard, décédé juste avant sa nomination comme chef du Service des incendies. En sa mémoire, on a donc donné le chiffre 7 à la brigade.
Les pompiers contemporains
Aujourd ’hui, les pompiers à Rigaud sont tous des pompiers volontaires, à l’exception du directeur du Service des incendies, Sylvain Éthier, qui est employé par la Municipalité à temps partiel. Au total, on en compte 32 à Rigaud, dont une femme, Emma Stimpson.

« Avec les années, il va de soi que les équipements ont évolué, mais il y a aussi la formation obligatoire pour tous les pompiers », de dire Sylvain Éthier, pompier depuis 1985.

De son côté, Richard Servant, qui agira en tant que président d’honneur du 125e anniversaire, a été pompier de 1985 à 2002. «Ce métier m’a toujours fasciné. Avant de devenir pompier, je suivais les pompiers dans tous leurs déplacements », raconte M. Servant. Aujourd’hui très impliqué dans sa communauté, il a toujours eu une vision « sociale » des choses. Il a grandement contribué à l’amélioration des conditions des pompiers de Rigaud lors de son passage au sein de la brigade. De fait, il est à l’origine de la première entente de travail entre la Municipalité et les pompiers.

Au cours de la fin de semaine du 19 au 21 septembre, les pompiers souligneront avec faste leur 125e anniversaire. La programmation de cette fête est publiée en pages 44 et 45 de cette édition. Cette fête constitue un événement à ne pas manquer.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Sachant que les banques alimentaires sont vides, donnerez-vous plus généreusement?
  • Oui
  • Non

Liens