Les représentants du comité environnement : Nathalie Dupéré, écoconseillère, Michel Vaillancourt, directeur des services techniques, urbanisme et des eaux, Luc Dorion, directeur général de Solutions alternatives en environnement, et France Lavoie, chef de division des communications. Photo Elizabeth Caron
Une approche différente
Comité environnement de Vaudreuil-Dorion
Au mois de juin, les Hebdos du Suroît ont réuni à une même table tous les comités environnement de Vaudreuil-Soulanges, entités du secteur municipal comme du secteur privé. La présente chronique Environnement est dédiée à toutes ces personnes qui contribuent à faire de notre coin de planète un meilleur monde.
À Vaudreuil-Dorion, l’équipe responsable des questions environnementales est formée du directeur des services techniques, de l’urbanisme et des eaux, Michel Vaillancourt, de la chef de division des communications, France Lavoie, dans les grands dossiers, du maire, Guy Pilon, et de Luc Dorion, directeur général de Solutions alternatives en environnement. Pour faire les choses autrement et rejoindre efficacement tous les citoyens, l’information est préparée et ciblée directement là où le problème se pose. Les actions du comité ont été choisies pour répondre aux besoins les plus pressants. Les objectifs se trouvent à l’image de l’écologie, c’est-à-dire tous interreliés : l’écopelouse avec l’herbicyclage, les solutions en pesticides et l’économie d’eau, sans oublier la récupération, la protection des espaces verts.
Récupération
Bien avant l’avènement des bacs de récupération de 365 litres, la Ville de Vaudreuil-Dorion avait distribué des bacs de 240 litres. Dans plusieurs coins de la ville, les bacs de récupération étaient dédiés à une matière spécifique (papier-carton, verre ou plastique). Cette époque maintenant révolue, le pêle-mêle (toutes matières récupérables dans le même bac) et les gros bacs ont permis de faire un bond dans la récupération des matières recyclables. Toutefois, Michel Vaillancourt voudrait voir augmenter la quantité de matières récupérées. Le grand problème : briser l’habitude des consommateurs de trier leurs matières récupérables et surtout bien orienter leur bac pour la collecte automatisée. Les roues du bac de récupération doivent se trouver du côté de la maison. Si le bac n’est pas bien orienté, la collecte automatisée ne peut se faire.
Les pesticides
Déjà en 2002, Vaudreuil-Dorion lançait sa gestion des pesticides et prenait conscience de la nécessité d’engager une personne dédiée à l’environnement, d’où la présence de Marie-Josée Perron. C’était une première dans la région. Aujourd’hui, la Ligne verte reçoit encore les questions au chapitre des pesticides et de l’entretien de la pelouse, ce qui représente de 60 à 75 % de tous les appels reçus de mai à octobre.
Comme son nom l’indique, Solutions alternatives en environnement propose de nouvelles avenues, des solutions pratiques et surtout une approche individuelle sur le terrain. Ainsi, l’écoconseillère Nathalie Dupéré rencontre les citoyens chez eux, sur leur pelouse, et suggère des remèdes propres à chacun. Des ateliers et des kiosques et une information exhaustive permettent de donner aux citoyens les outils pour mieux prendre soin de leur environnement. Les nouveaux arrivants dans la région retiennent également l’attention des conseillers en environnement, et une tonne d’informations attend les nouveaux propriétaires qui auront choisi la ville pour élire domicile.
Des nouvelles poubelles
De grands changements viendront en 2009. Un peu comme la récupération, la collecte de résidus domestiques (nos fameuses poubelles) connaîtra le bac de 365 litres, où les citoyens seront appelés à limiter et à mieux gérer leurs déchets. Avec l’herbicyclage, fini le gazon ensaché; la collecte des feuilles à l’automne, les matières recyclables déjà récupérées et les résidus domestiques dangereux déposés feront en sorte que seule une petite quantité sera collectée une seule fois par semaine. Appelée à être réduite davantage par le compostage et de meilleurs choix écologiques (réduction de l’emballage par exemple), la collecte de résidus domestiques ne sera possiblement faite que toutes les deux semaines.
Protection des milieux humides et des espaces verts
Sur cette question, Michel Vaillancourt se dit mieux épaulé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. « Ce n’est plus une gêne » de refuser un projet en raison de son impact écologique. Sans politique spécifique, la « gestion à la pièce » des espaces verts se fait modestement. Mais monsieur Vaillancourt assure que des espaces comme le boisé Chabot, d’une superficie de 14 000 mètres carrés dans le secteur Dorion-Gardens, ou encore les abords de l’île aux Tourtes demeureront verts. La « carrière », un milieu d’une étonnante biodiversité avec une zone humide, située à l'ouest du pont de l’Île-aux-Tourtes, jouira également de la protection de la Ville dans un proche avenir.