Le vaccin Gardasil, une révolution dans le domaine de la protection contre le cancer du col de l’utérus.
Un premier vaccin contre le cancer
Campagne de vaccination contre le virus du papillome humain
-VAUDREUIL-SOULANGES- Les jeunes filles de la région auront la possibilité de recevoir le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH). La campagne de vaccination pourrait considérablement réduire les cas de cancer de l’utérus et ainsi sauver la vie de 80 Québécoises par année.
Dès la fin septembre, les écoles de la région commenceront la vaccination contre le virus du papillome humain chez les jeunes filles. « Le vaccin contre le VPH représente une importante percée médicale pour la santé des femmes. Jumelé à la prévention des ITS (infections transmises sexuellement) et aux activités de dépistage du cancer du col de l’utérus, il constitue, pour les femmes, un moyen de protection additionnelle indispensable contre le VPH et ses conséquences sur la santé », affirme la Dre Jocelyne Sauvé, directrice de santé publique de la Montérégie.
Le virus du papillome humain représente l’ITS la plus répandue, la transmission se faisant par simple contact. Selon sa souche, le virus peut causer des lésions précancéreuses et conduire au cancer. Dix années de recherche impliquant 25 000 femmes ont été nécessaires afin de mettre au point le vaccin. Les chercheurs estiment qu’une vaccination universelle rejoindra toutes les sphères de la société. Vincent Lamoureux, directeur des communications chez Merck Frosst, croit que la prise en charge de la vaccination par les mécanismes de santé publique permettra de combattre efficacement la maladie.
Le vaccin développé par la firme pharmaceutique Merck Frosst suscite une réponse très agressive du système immunitaire. Mis en marché sous le nom Gardasil, il prévient 70 % des cancers du col de l’utérus, du vagin ou de l’anus.
Les statistiques montrent que de 70 % à 80 % des femmes et des hommes seront infectés au cours de leur vie. Le VPH existe sous une centaine de formes; la plupart sont inoffensives. Le vaccin protège contre quatre types, les 6 et 11, responsables des verrues génitales, et les types l6 et 18, qui peuvent causer le cancer, notamment au col de l’utérus. Pour ce type de cancer, au Québec environ 325 femmes sont diagnostiquées chaque année et 80 succombent des suites de l’infection.
Transmission
Le VPH se transmet par simple contact sexuel sans qu’il y ait pénétration. Le simple toucher d’une partie génitale infectée suffit. En général, les personnes infectées ne présentent pas de symptômes, car les lésions peuvent mettre des années à se développer. Elles peuvent donc transmettre la maladie sans le savoir. L’utilisation du condom offre une faible protection, même s’il est en place dès le début de l’activité sexuelle et qu’il protège toute la région infectée.
« Le VPH est la maladie transmise sexuellement qui s’attrape aussi facilement qu’un rhume. » Suzanne Dumais, infirmière en recherche aux services de santé de l’Université Concordia
Campagne de vaccination
Le vaccin, maintenant homologué dans 60 pays, est le premier vaccin de prévention du cancer. Son efficacité est considérée maximale lorsqu’il est administré avant que la personne ne devienne sexuellement active. Jugé comme la meilleure mesure préventive contre la formation de cellules cancéreuses, le vaccin est offert gratuitement aux jeunes filles de la 4e année du primaire et de la 3e année du secondaire. Comme tous les autres vaccins, l’autorisation des parents est requise pour les jeunes de moins de 14 ans. Trois doses sont prévues dans un délai de six mois. Toutefois, pour les élèves du primaire, la troisième dose sera administrée en 3e secondaire.
Le vaccin est également offert gratuitement aux jeunes filles de moins de 18 ans qui n’auront pu être vaccinées en 3e année du secondaire. Les femmes de 18 à 26 ans pourront également recevoir le vaccin, mais devront assumer les coûts, qui se chiffrent à plus de 400 $ pour les trois doses.
Controverse
L’administration du vaccin ne fait pas l’unanimité. Certains croient que cette mesure conduira à une fausse impression de sécurité face aux ITS chez les jeunes, ce qui pourrait les encourager à avoir des relations sexuelles plus jeunes, plus fréquentes ou encore non protégées. Toutefois, à la suite de campagnes de vaccination, notamment contre l’hépatite C, les personnes vaccinées tendent à adopter des comportements plus responsables.
Si le vaccin contre le VPH est tout indiqué pour la prévention des formes de cancers génitaux, le test de Pap, pour dépister les anormalités cervicales, demeure essentiel. Ce test décèle toutes les cellules anormales et permet d’investiguer davantage et, au besoin, d’entreprendre un traitement. Le vaccin contre le VPH ne protège pas contre toutes les formes d’infections au VPH pouvant causer un cancer. De plus, il n’est aucunement efficace si une femme est déjà atteinte du type de virus ciblé par le vaccin.
john doe
Commentaire mis en ligne le 9 septembre 2008Les effets indésirables du Gardasil se dénombrent par milliers, " la mort " entre autres ...
Tous les mensonges et/ou omissions sont bons pour les $$$$$$$$$, surtout après avoir perdu beaucoup d'argent avec Viox, qui tuait par crise cardiaque, entre autres...vous avez déjà oublié ??
http://www.alterinfo.net/Les-effets-indesirables-du-Gardasil-se-denombrent-par-milliers_a11985.html
http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-19118384.html
http://www.judicialwatch.org/story/2008/may/judicial-watch-investigates-side-effects-hpv-vaccine
http://prisonplanet.com/search-result.html?cx=007184093999670235891%3A0_8izx-_bou&cof=FORID%3A9&ie=UTF-8&q=vaccine+gardasil+#947