La petite Sofia, cinq ans, atteinte d’autisme. (Photothèque)
Une enfant autiste et sa famille n’y sont plus bienvenues
Discrimination au Camping Seigneurie de Soulanges?
La petite Sofia, cinq ans, atteinte d’autisme, et sa famille ne pourront plus séjourner au Camping Seigneurie de Soulanges de Coteau-du-Lac puisque son propriétaire n’a pas voulu renouveler leur contrat de location pour des raisons fort discutables.
En effet, dimanche dernier, le propriétaire du camping, Étienne Suard, a annoncé à, Julie Verreault et Guy Prescott, un couple de Saint-Antoine-sur-Richelieu, qu’il n’avait pas l’intention de renouveler leur contrat pour la location d’un terrain et leur a demandé de quitter les lieux au plus tard le 15 septembre, et ce, sans aucune raison.
À la fois choqué et déçu, le couple, qui a également une autre fille de huit ans, a ensuite voulu connaître les raisons de cette décision, et a demandé au propriétaire de les lui faire connaître par écrit. Selon lui, le propriétaire, qui n’a rien voulu entendre, s’est contenté de lui répondre : « Je le fais pour la sécurité de vos enfants. »
Panique au camping
Mme Verreault et M. Prescott croient que le fait, aussi banal soit-il, que leur fille soit allée se promener sur le terrain de quelques voisins pour y jouer avec des nains de jardin ou quelques animaux décoratifs a influencé la décision du propriétaire. « Quel enfant n’aurait pas été attiré par des petits animaux ou autres? s’interroge Mme Verreault. Et nous n’avons pas reçu de plainte officielle. » Pour sa part, M. Prescott indique que sa fille Sofia jouait en compagnie de sa grande sœur. Toutefois, il mentionne qu’il est parfois arrivé que la fillette se sauve de la caravane pour aller seule sur le terrain de voisins ou près de la fontaine du camping.
Cet été, le propriétaire du camping a dit au couple qu’il ne devait pas laisser ses enfants sans surveillance, pour des raisons de sécurité. « Je lui ai expliqué que ma fille était autiste et qu’il arrivait souvent qu’elle n’écoute pas, raconte M. Prescott. Je croyais recevoir un peu de compassion de sa part, mais, au contraire, il a paniqué et m’a demandé pourquoi je ne l’avais pas averti de ce fait, en septembre 2007, lors de la location d’un terrain sur son camping. En fait, nous n’avons eu le diagnostic d’autisme de notre fille qu’en décembre dernier. Nous ne pouvions le savoir, et de toute façon cela ne regardait que nous. »
La mère de Sofia tient à préciser que sa fille présente un retard de développement, mais qu’elle n’est pas « lourdement atteinte ». « Elle ne fait pas de crises et n’est pas renfermée. Elle est plutôt sociable et vient d’entrer à la maternelle dans une classe normale. Des spécialistes sur place pourront lui venir en aide au besoin. »
De plus, selon M. Prescott, le fait que sa fille ait fait cet été une crise d’épilepsie dans la caravane familiale, et que l’ambulance ait dû venir la chercher au camping a apeuré le propriétaire.
Cas de discrimination
Désormais, la petite famille n’est plus la bienvenue dans ce camping de Coteau-du-Lac. Le couple assure être victime de discrimination. « Ça porte atteinte non seulement à nos droits, mais également à ceux de tous les parents d’enfants autistes qui vivent une situation comme la nôtre. Il dit vouloir protéger nos enfants, mais en fait c’est lui qu’il veut protéger de toute poursuite ou tout désagrément éventuels », clame Mme Verreault. « Il ne nous respecte pas et a été intransigeant dans sa décision, déplore pour sa part M. Prescott. Il n’a montré aucune ouverture. Nous allons nous battre et dénoncer cette discrimination. Nous ne laisserons pas passer ça. »
Le couple prévoit intenter une poursuite judiciaire contre le propriétaire du camping et est en pourparlers avec l’Office des personnes handicapées du Québec, un organisme gouvernemental voué à la défense des droits des personnes handicapées.
Soulignons que le propriétaire du Camping Seigneurie de Soulanges n’a pas retourné nos appels.
Changer les mentalités
L’un des membres fondateurs de la coopérative de solidarité Espace-Temps de L'Île-Perrot, Nathalie Saindon, dont le fils de 11 ans est atteint d’autisme, indique voir malheureusement ce genre de discrimination tous les jours. « Ça rappelle la fermeture d’esprit de certaines personnes », déplore-t-elle. Elle ajoute qu’il peut être très difficile de changer les mentalités.
« Contrairement à ce que pensent bien des gens, ce n’est pas la faute des parents ou de la façon dont il a été élevé si l’enfant atteint d’autisme agit de la manière dont il le fait, poursuit Mme Saindon. D’où l’importance de continuer à éduquer les gens et de les sensibiliser à ce trouble. Il faut que le message passe. »
D’autant plus que, selon Mme Saindon, il y aurait au Québec de plus en plus de jeunes atteints d’autisme, soit 1 sur 166 chez les enfants âgés de 0 à 5 ans.
Rappelons que la coopérative de solidarité Espace-Temps est une clinique multidisciplinaire qui offre des services thérapeutiques et éducationnels à des personnes qui présentent, entre autres, des troubles du neuro-développement, des troubles neurologiques, des problèmes de santé mentale ou autres.
« Nous allons nous battre et dénoncer cette discrimination. Nous ne laisserons pas passer ça. »
les petits riens
Commentaire mis en ligne le 1er octobre 2008CECI N`EST QU`UN APERCU
Comment des PARENTS peuvent-il PERDRE un enfant(sophia)et la retrouve a la fontaine environ 1500 pieds plus loin.(surveillance!)
Comment un PERE peut tire son enfant(sophia)par le bras a en perdre pied sur une longue distance.(c`est normal!)
Comment un PERE peut-il laisse un enfant(raphael 7 ans)allez a l`epicerie toute seule (environ 1 km)
Quand tu demande a raphael ou sont tes parents:PARTIS,qui te garde:PERSONNE,qui garde ta soeur(sophia)MOI.