André Pilon et quelques-uns de ses Cockshutt. (Photo Stéphane Fortier)
La passion pour les vieux tracteurs
André et Claude Pilon en possèdent une dizaine
SAINT-CLET – Les collectionneurs de voitures antiques sont on ne peut plus visibles un peu partout au Québec. On n’a qu’à remarquer toutes les expositions de voitures de collection qui se déroulent chaque été.
Il y a cependant un type de collectionneurs moins connus, mais tout aussi passionnés, à savoir les amateurs de tracteurs anciens. Les Clétois Claude et André Pilon en ont récupéré une dizaine depuis quelques années. Le hangar où ils remisent leurs ancêtres s’avère un véritable petit musée. « Le plus vieux est un Cockshutt de l’année 1946 », de dire André Pilon d’entrée de jeu. Il confie que sa première acquisition s’est effectuée dans un encan, un Oliver modèle 77 de 1949. Les Oliver sont des tracteurs fabriqués au Québec ; les Cockshutt, en Ontario.
À l’heure actuelle, M. Pilon est à la recherche d’un Cockshutt 35 de luxe datant des années 55-56. Mais pourquoi un autre Cokshutt. « À un moment donné, on a commencé une collection de Cockshutt ; on aimerait bien la poursuivre avec cette marque », de répondre M. Pilon.
En général, André Pilon investit entre 800 et 1000 $ pour l’achat d’un tracteur antique qui a tout de même besoin d’être retapé. « Cette somme peut grimper jusqu’à 4000 $ ou 5000 $ pour un tracteur en bon état de marche que je n’ai pas besoin de rénover », précise M. Pilon.
Une passion qui vient de la terre
Vivre à la ferme est certainement un bon stimulant pour développer l’amour des instruments et des véhicules agricoles. « Je viens d’une famille de cultivateurs et j’ai toujours aimé la machinerie agricole. Mon père aimait se salir les mains sur la terre et dans la mécanique », se souvient M. Pilon. Soudeur de métier, il aime bien mettre aussi la main à la pâte. « Le problème, lorsqu’on retape un vieux tracteur, c’est qu’il faut souvent chercher les pièces aux États-Unis », déplore-t-il. Une solution qui s’explique simplement parce qu’autrefois, ce sont les Américains qui s’intéressaient aux tracteurs antiques, ceux fabriqués au nord comme ceux fabriqués au sud de la frontière. « Ils avaient l’argent pour les acheter, nous pas. Aujourd’hui, les choses ont bien changé, et nous pouvons les accoter dans ce domaine », souligne André Pilon.
Il arrive que Claude et André Pilon dénichent des véhicules par le biais d’Internet, mais la plupart du temps le tout se fait de bouche à oreille.
Des types de tracteurs, il y en a pour tous les besoins. Le petit Cockshutt 60, par exemple, était fort prisé par les jardiniers et la culture maraîchère », mentionne M. Pilon.
Anciennement, les agriculteurs cultivaient la terre en se servant d’instruments tirés par les chevaux. Avec l’arrivée des véhicules à moteur dans les champs, leur travail a grandement été facilité. « Ce fut un progrès extraordinaire pour les fermiers », de dire André Pilon.
Au fil des ans, les tracteurs ont pris du volume, sont devenus beaucoup plus puissants, mais pas partout. « Dans l’Ouest canadien, les instruments aratoires ont longtemps été beaucoup plus gros que dans l’est du pays, comme au Québec. Avec les années, les choses se sont égalisées et l’équipement utilisé ici est pas mal équivalent », relate André Pilon.
Stevens Maltais
Commentaire mis en ligne le 30 octobre 2008J'aimerais savoir ou je pourrais trouver des sleeves pour un Oliver/Cockshutt 60.
Merci
Stevens Maltais