Comment pourra-t-il solliciter notre vote?
Selon toute apparence, les élections fédérales ne sauraient tarder. Nous profitons toutes et tous encore de quelques beaux jours de l’été. À l’égard de la politique, nous sommes aussi collectivement plus distraits. C’est que nous passons peut-être les meilleurs moments de l’année à nous ressourcer près de la nature : exercices en plein air ou sportifs, travaux horticoles, etc. Nous sommes également plus près des activités culturelles et des artistes. Ces quelques heures additionnelles de culture – musique, lecture, théâtre et spectacles – nous sont aussi vitales que le soleil et l’air. Et c’est d’instinct que nous ne pouvons perdre contact avec ce que chacun considère être stimulant et beau à la fois.
Mais voilà que le dieu PAN (nouveau-né d’une laideur monstrueuse selon la légende) nous apparaît, créant la panique dans le monde des arts. En effet, nous sommes pour le moins surpris, sinon incrédules, à l’endroit du gouvernement Harper. Ce dernier s’amuse à affamer les artistes, que nous apprécions et soutenons.
Comment peut-il nous rabrouer collectivement tout en mendiant bientôt notre vote? Avait-il besoin d’en rajouter? Les faits et gestes ne lui donnent-ils pas déjà amplement tort? Rappelons-nous :
- l’enlisement en Afghanistan;
- la rupture à l’international dans le dossier des GES;
- la paralysie presque complète du parlement à Ottawa;
- et la semaine dernière les compressions mesquines et insensées de l’aide à la promotion et à la diffusion des arts. Une véritable politique de far west.
Si c’est le choix de ce gouvernement de travailler à orchestrer sa propre défaite, on ne lui en voudra pas. Il peut même compter sur notre aide. Notre opposition sera toujours un geste de survie dans ce fichu régime provincialo-fédéraliste.