Marie-Ève Rioux se dit victime de fraudeurs qui lui auraient fait miroiter une participation aux Jeux olympiques. (Photothèque)
On lui aurait fait miroiter une participation aux Jeux olympiques
Marie-Ève Rioux se dit victime de fraudeurs
Histoire nébuleuse au cœur des Jeux olympiques de Pékin. Une jeune athlète de 20 ans de Saint-Clet, Marie-Ève Rioux, affirme avoir été victime de fraudeurs qui, en se faisant passer pour des représentants du Comité olympique canadien, lui auraient fait miroiter une place aux Jeux.
C’est à la suite de l’obtention de sa troisième place au Championnat du monde en arts martiaux que, selon l’athlète, tout aurait commencé. « Après ce tournoi, des gens qui se sont fait passer pour des représentants du Comité olympique canadien m’ont fait croire que je pourrais participer aux Jeux de Pékin. Ils m’ont même envoyé une lettre par la poste au nom de ce comité», dit Marie-Ève Rioux.
Une place dans l’équipe canadienne olympique
En fait dans cette lettre, dont les Hebdos du Suroît a obtenu copie, on peut lire qu’à la suite de ses nombreuses victoires au cours des deux dernières années, dont celle du Championnat mondial d’arts martiaux, le comité lui indique une possible place au sein de l’équipe canadienne olympique et lui offre « l’opportunité de représenter le Canada aux Jeux olympiques de Beijing en judo, le 9 août 2008 ». Pour ce faire, elle doit donc réussir, selon le document, le repêchage qui se déroule aux Jeux à Pékin, à cette même date. En le réussissant, elle deviendrait donc l’« une des 20 athlètes repêchées par la commission tripartite et pourra ainsi prendre part à la compétition qui se déroulera du 9 au 16 août 2008 ».
Amasser 6 000 $
Ces gens l’auraient donc jointe en lui disant qu’il lui fallait amasser des fonds afin de pouvoir participer aux Jeux olympiques, soit 6 000 $. Cette somme aurait entre autrespermis à la jeune femme de pouvoir payer ses frais de déplacement et d’hébergement pour se rendre sur le site olympique de Pékin, et également ceux de son accompagnateur. En effet, on lui a dit qu’elle était considérée comme étant mineure pour sa participation aux Jeux et qu’elle devait donc y aller avec un accompagnateur, sinon elle ne pourrait se rendre à Pékin.
Un mystérieux entraîneur
Son ancien entraîneur en arts martiaux au cégep de Trois-Rivières durant deux ans, Martin Roy, communique avec elle et lui dit qu’il pourra être son accompagnateur. Elle lui remet donc tout son argent afin qu’il se charge de tout. Et tous deux s’envolent vers Pékin.
La jeune athlète aurait commencé à avoir quelques doutes de sa possible participation aux Jeux lorsque, quelques jours avant son départ, soit le mercredi avant la cérémonie d’ouverture, elle fait une recherche sur Internet. Elle n’aurait vu son nom inscrit nulle part comme athlète aux Jeux.
Fait étonnant, Marie-Ève Rioux dit avoir participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux avec les autres athlètes. Puis le lendemain, soit le samedi, son entraîneur lui a dit qu’elle devrait participer à une séance de repêchage sur place pour lui permettre de compétitionner aux Jeux. En voyant bien qu’il n’y avait aucun repêchage, l’athlète dit avoir vu ses doutes confirmés : elle a été victime d’une arnaque de la part de fraudeurs.
De retour au Québec, le dimanche, elle dit avoir découvert que son ancien entraîneur, à qui elle avait donné les 6 000 $, avait disparu et n’était plus du tout joignable. Marie-Ève Rioux assure que ce dernier s’occupait de tout sur le site olympique (chambre au village olympique, participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux, etc.).
Dans un environnement olympique où chaque athlète, pour avoir accès au site des Jeux, se doit d’avoir une accréditation avec puce intégrée, il est plutôt étonnant que la jeune athlète ait pu y entrer, participer à la cérémonie d’ouverture et avoir accès au village olympique.
De plus, la jeune femme indique ne pas avoir eu besoin de passeport pour se rendre en Chine, mais plutôt d’un visa. Selon le Bureau Passeport Canada, dans un cas normal le visa doit être attaché à un document, soit un passeport. De plus, le visa chinois doit être délivré par la Chine.
Victime d’une mauvaise blague
« Je me suis fait berner par ces gens, de même que par mon entraîneur, qui a profité de ma confiance en lui pour agir. J’ai été victime d’une mauvaise blague, dit la jeune femme. Quelques jours après mon retour, un monsieur que je ne connais pas me disait qu’il faisait partie de la SQ, mais ne s’est pas nommé. Il m’a dit qu’il avait une enquête entre les mains, que tout ça ne se pouvait pas. Ils m’ont donné un numéro de dossier pour les joindre. Et m’ont dit d’appeler une dame, Anne Montminy, qui en fait était la vice-présidente de ce comité olympique. »
Marie-Ève Rioux aurait essayé d’entrer en contact avec un agent de la SQ de la région et dit lui avoir laissé quelques messages afin de lui raconter son histoire. Elle attendrait donc de ses nouvelles.
Dépassée par les événements, Marie-Ève Rioux dit espérer que la lumière soit faite sur cette histoire et que d’autres jeunes comme elle ne se fassent pas prendre dans une telle histoire (…)
Leche mes pieds
Commentaire mis en ligne le 27 août 2008je croie sincerement que marie-eve est une victime