Le second traversier contribuera à augmenter considérablement le trafic entre Hudson et Oka.(Photo Pascale M. Lévesque)
Au moins 160 véhicules à l’heure pour la traverse Hudson-Oka
Avec deux nouveaux bateaux
HUDSON – Le 26 juin dernier, le propriétaire de la traverse Hudson-Oka prenait livraison du premier de ses deux nouveaux traversiers, grâce auxquels il pourra désormais transporter pas moins de 160 véhicules à l’heure.
Cette semaine, le 28 juillet plus précisément, le second traversier de Claude Desjardins accostait à Hudson, attendant avec son frère jumeau l’aval définitif de Transports Canada pour embarquer véhicules et passagers. Quand les bateaux seront-ils prêts? « Une fois que l’équipe d’entretien aura réglé un petit problème avec le système hydraulique, nous serons en mesure d’appeler un inspecteur qui délivrera le certificat nécessaire, probablement d’ici trois semaines », de répondre Claude Desjardins, propriétaire du traversier depuis 1999. Même si la période des vacances est largement entamée, M. Desjardins avait prévu le coup : « Je considère cette année comme en étant une de transition, même si originalement nous devions recevoir le premier bateau à la mi-mai et l’autre à la mi-juin. »
Écueils
Si la traverse Hudson-Oka a maintenant deux nouveaux bateaux et s’enorgueillit d’installations plus modernes, le parcours pour y arriver n’a pas toujours été facile. Les audiences du BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement) demandées par des citoyens a considérablement retardé le projet. « C’est vrai. Il y a eu des moments plus difficiles. Tout le plan de modernisation que j’avais proposé avait été accepté par les autorités gouvernementales, tout était conforme », rappelle M. Desjardins. Avec le recul, il considère que les audiences publiques ont été une perte de temps.
Moderne et efficace
Les deux nouveaux bateaux de la traverse Hudson-Oka peuvent transporter chacun 18 voitures, 47 passagers et deux membres d’équipage. Au cours de l’hiver dernier, le personnel a suivi une formation afin de pouvoir opérer ces traversiers.
Il y avait longtemps que la modernisation de la traverse s’imposait. « Depuis quelques années, le taux de croissance de la population de la région ne cesse d’augmenter. Il devenait de plus en plus difficile de répondre à la demande. Et en plus, en 2003, nous avons dû réduire notre capacité de 25 %. On nous a obligés à utiliser trois bateaux (deux dans les périodes plus calmes) au lieu de quatre. De ce fait, nous avons été dans l’obligation de refuser les remorques et les véhicules de six roues, que l'on pourra accepter de nouveau avec les nouveaux bateaux, explique Claude Desjardins. Avec les deux petits bateaux, en période plus calme, nous pouvions transporter 80 véhicules à l’heure. Avec les nouveaux, on pourra en transporter 160 à l’heure. Comme on le faisait avec les quatre petits bateaux, l’on pourra revenir à notre chiffre de 160 000 véhicules traversés pour une saison estivale, peut-être plus », souligne Claude Desjardins.
Ces améliorations contribueront certes à améliorer la fluidité des traversées, mais, pour Claude Desjardins, ce n’est même pas encore assez : « Sérieusement, il nous faudra un troisième bateau, et pas à long terme. Il y aura encore trop de débordement avec ces deux bateaux. » Par ailleur, Claude Desjardins entend également développer le marché commercial en acceptant les camions de 4 000 kilos à deux essieux.
Le mauvais temps de l’été jusqu’à présent a-t-il influencé la fréquentation de la traverse? « Nous ne le sentons pas trop cette année puisque, depuis le début de l’été, nous fonctionnons avec deux barges. Nous sommes donc débordés, de toute façon. Je suis sûr que l’on aura un bel automne et, avec les nouveaux bateaux, nous pourrons étirer la saison (elle débute en avril) jusqu’en novembre, la cabine permettant à l’équipage de se protéger contre le froid et le vent », de répondre M. Desjardins.
La traverse Hudson-Oka fêtera l’année prochaine son 100e anniversaire. Claude Desjardins songera certainement à souligner cet événement d’une manière ou d’une autre. C’est à suivre.