Plus de 80 pompiers ont aidé à éteindre le feu. (Mélanie Meloche-Holubowski)
« Sans l’aide des villes voisines, nous aurions tout perdu »
À la rue après un feu sur la 5e Avenue à Pincourt
Pincourt — Plus d’une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sans maison après un violent incendie dans un immeuble d’appartements sur la 85e Avenue à Pincourt mardi.
L’alarme a été déclenchée à 15 h 17 mardi, alors que le feu s’est déclaré sur le balcon de l’appartement 402 et s’est rapidement propagé aux appartements adjacents. « Il y avait de la fumée épaisse, et les flammes étaient très hautes », a décrit une voisine.
Le chef du Service des incendies de Pincourt, Michel Bernier, a immédiatement demandé l’aide de Terrasse-Vaudreuil et de L'Île-Perrot. « Je connais la bâtisse, et nous craignons le pire. » Le logement date de 1973 et est construit en bois. Il a fallu l’aide de six services d’incendie et 90 pompiers pour maîtriser les flammes du bâtiment de 32 logements. De l’aide est aussi venue d’Hudson, Saint-Lazare, Vaudreuil-Dorion et Les Cèdres. Les pompiers ont travaillé pendant plus de trois heures et ont réussi à maîtriser la propagation des flammes vers 16 h 30.
Plus tôt mardi après-midi, un locataire du bâtiment en face a avisé le concierge des appartements, Jacques Doucet, que l’alarme sonnait. M. Doucet s’est empressé d’évacuer le bâtiment. « Heureusement, personne n’a été blessé. »
En fait, seul un pompier a dû être transporté en ambulance, vixtime d’un coup de chaleur. « Il faisait extrêmement chaud et humide mardi. Après 10 minutes de combat, les pompiers devaient prendre 30 minutes de repos », a relaté M. Bernier.
Mercredi, le Service des incendies et la SQ ont procédé à une enquête. Au moment d’aller sous presse, M. Bernier ne pouvait confirmer l’origine de l’incendie.
Par ailleurs, M. Bernier est très heureux du travail des pompiers de toutes les municipalités. « Sans eux, nous aurions tout perdu. »
En fait, M. Bernier juge que seulement six ou sept logements sont complètement détruits. Les autres, a-t-il dit, n’ont que des dégâts d’eau, et les locataires pourront possiblement sauver la plupart de leurs biens.
Aide immédiate
Deux locataires, Pierre-Paul Quintal et Madeleine Ranger, ont eu la surprise de leur vie en revenant d’un café chez Tim Hortons. « On a vu la fumée épaisse, et j’ai pensé “oh, oh, c’est proche de chez nous”. » Lorsqu’ils ont tourné le coin de l’avenue, ils ont été bouleversés de voir leur logement en flammes.
Ils n’ont eu aucune chance de récupérer leurs biens, seulement quelques minutes dans la soirée pour aller chercher leurs médicaments avec l’aide d’un pompier.
Dès mardi soir, la Croix-Rouge était sur place pour aider les sinistrés et leur offrir un peu de réconfort en ce moment difficile. « Nous sommes là pour les laisser s’exprimer », a dit Laurier Gauthier, chef de l’équipe d’intervention de la Croix-Rouge.
La Croix-Rouge dispose d’une unité d’intervention pour la MRC de Vaudreuil-Soulanges avec 14 bénévoles qui interviennent en cas de sinistre ou d’urgence. Elle offre un soutien pour les 72 premières heures. « Nous avons deux familles qui n’avaient aucun logement le soir du feu », a ajouté M. Gauthier. De plus, la Croix-Rouge a distribué des vêtements pour dépanner plus d’une douzaine de familles.
Avenir incertain des locataires
Les assureurs et le propriétaire devront décider s’il est possible de restaurer le bâtiment ou si le tout sera rasé. « La bâtisse a 38 ans, a précisé le concierge. Tous les logements ont été abîmés les planchers sont à refaire, il y a de l’eau partout. » M. Bernier ne sait pas non plus ce qui adviendra de la bâtisse, mais a affirmé que les locataires ne pourront regagner leur logis avant plusieurs mois.
Entre-temps, certains sont logés chez de la famille et des amis. Mme Ranger se demande où elle trouvera un appartement. « Peut-être que je pourrais aller dans un HLM, s’ils ont de la place. » Le concierge s’inquiète particulièrement des personnes âgées de l’immeuble qui y habitait depuis plus de 20 ans. « Elles avaient toute leur vie là-dedans. Et je n’ai aucun autre logement à leur offrir. »
M. Quintal a heureusement des assurances pour ses biens, mais espère simplement que les dédommagements seront suffisants pour qu’il reprenne sa vie quotidienne.
isabelle giroux
Commentaire mis en ligne le 1er août 2008en passant le feu a été déclarer au 404 et non au 402 et le feu c'est sur la 5 avenue je restais la sa fesait 1 semaine et c'étais un bloc de 27 logement et non 32