L’avenir de la paroisse Sainte-Madeleine-de-Rigaud est désormais entre les mains du diocèse de Valleyfield. (Photo Daniel Cuillerier)
« On en est rendu à faire l’Église autrement » - André Lafleur
L’avenir de la paroisse Sainte-Madeleine-de-Rigaud
RIGAUD – L’avenir de la paroisse Sainte-Madeleine-de-Rigaud est désormais entre les mains du diocèse de Valleyfield depuis l’annonce du départ des Clercs de Saint-Viateur.
À l’heure actuelle, il y a sept prêtres pour les 15 communautés chrétiennes de Soulanges et, de ce nombre, certains ont plus de 75 ans, voire 80 ans. La moyenne d’âge des prêtres est de 73 ans, trois ans de moins seulement qu’en ce qui a trait à la Communauté des Clercs de Saint-Viateur. Et il y a quatre prêtres seulement qui ont moins de 50 ans dans les 62 communautés du diocèse de Valleyfield. « Le plus urgent actuellement à Rigaud, c’est de trouver un célébrant, avant même de dénicher un administrateur. La vie à travers la sacristie doit être maintenue », nous dit d’entrée de jeu le vicaire général du diocèse de Valleyfield, André Lafleur, qui se considère préoccupé par la situation, mais pas inquiet. « Nous sommes en période de rencontre avec d’éventuels candidats », révèle-t-il du même souffle. M. Lafleur précise qu’un administrateur ne sera pas nécessairement célébrant et vice-versa.
Le thème de l’année pastorale pour 2008 est Faire l’Église autrement. Ce thème s’applique on ne peut plus à la situation que vivent Sainte-Madeleine-de-Rigaud et la plupart des paroisses du diocèse. Cela peut paraître un choix obligé, mais, pour André Lafleur, il y a plein d’avenir dans ce modèle. Il rappelle qu’au fil des époques, l’Église est passée au travers plusieurs tempêtes et qu’elle est toujours debout. « Il y a moyen de faire autrement dans l’administration d’une paroisse et impliquer plus de laïcs. Un prêtre, une paroisse, on ne peut plus fonctionner sur ce modèle. Sur le plan de la structure, c’est une chose ; sur le plan de la vie, c’est autre chose. Il est clair que nous sommes en train de prendre un virage », affirme-t-il.
Devrons-nous de plus en plus nous tourner vers l’importation de prêtres? « C’est déjà commencé. À la paroisse Saint-Thomas à Hudson, c’est un prêtre d’origine colombienne qui aide l’abbé Demers », évoque André Lafleur.
Sait-on jamais ? Les paroisses administrées par la Fabrique de Sainte-Madeleine devront peut-être à nouveau être appelées à se regrouper avec d’autres paroisses. C’est également une éventualité à considérer.