De gauche à droite, on reconnaît Robert Savard, maire suppléant de Salaberry-de-Valleyfield, Jean-Pierre Morin, président des plastiques Qualiplast, Jacques Gourde, député et secrétaire parlementaire du ministre du Travail et de Développement économique du Canada, Ronald Cyr, conseiller à l’Agence de Développement économique du Canada en Montérégie, ainsi que Michel Drouin et Steve Campbell, des Plastiques Qualiplast. (Photothèque)
Un demi-million d’investissement chez Qualiplast
Aidée par le gouvernement du Canada
Salaberry-de-Valleyfield – Œuvrant dans le thermoformage sous vide de plastiques, l’entreprise a bénéficié d’un prêt de 115 000 $ du gouvernement fédéral pour acquérir des équipements neufs.
Le 20 mai dernier, le député Jacques Gourde, secrétaire parlementaire du ministre du Travail et de l’Agence de développement économique du Canada, annonçait une contribution remboursable de 115 000 $ à l’entreprise campivallensienne Qualiplast. Différant d’une subvention parce qu’il doit être remboursé en six ans, cet apport du gouvernement fédéral a permis à l’entreprise de financer des investissements beaucoup plus substantiels.
Levier financier
Allouée en vertu du programme Croissance des entreprises et des régions, qui vise à créer des conditions favorables au développement des PME et des régions du Québec, la contribution du gouvernement a atteint son objectif chez Qualiplast. En effet, grâce à ce prêt sans intérêts, les dirigeants de l’entreprise ont pu présenter à leur institution financière un audacieux projet d’agrandissement, totalisant 555 000 $ et permettant la création immédiate de quatre postes permanents. Ceux-ci viennent s’ajouter à la quinzaine d’emplois déjà existants.
Achat d’équipements
Œuvrant à la conception, à la mise au point et à la fabrication en minisérie de produits de thermoformage sous vide, Les plastiques Qualiplast inc. ont procédé à l’ajout d’un centre d’usinage et à l’agrandissement de leur bâtisse en conséquence. L’entreprise utilisera ce nouvel équipement pour améliorer le rendement de son usine par l’élimination des goulots de production. Jean-Pierre Morin, président de l’entreprise, y voit là un grand pas en avant et souhaiterait poursuivre dans cette voie. « Avec cet investissement, on espère doubler notre chiffre d’affaires au cours des prochaines années, signifie-t-il d’entrée de jeu. Le prochain investissement que nous aimerions faire est l’achat d’une autre thermoformeuse. Cela nous permettrait d’éliminer le quart de travail de nuit, ce qui serait fort apprécié des employés », explique-t-il.
Aider la main-d’œuvre
En plus d’améliorer son rendement, Jean-Pierre Morin souhaite relever le défi des ressources humaines. Puisque le thermoformage est une technique qui consiste à former des pièces de plastique en les soumettant à la chaleur et à la pression, l’entreprise a grand besoin d’employés possédant une formation technique, d’ingénieurs et de manutentionnaires. Dans le contexte de pénurie de ressources humaines, ils sont parfois difficiles à trouver. « Nous sommes une PME et nous tentons du mieux qu’on peut de donner les meilleures conditions possibles à nos employés, c’est pourquoi nous aimerions éliminer le quart de nuit. Face à la pénurie de main-d’œuvre, trouver des employés demeure un défi », raconte M. Morin.
Élargir les marchés
Malgré ce défi de taille, Jean-Pierre Morin et ses deux autres partenaires en affaires continuent à aller de l’avant. « Au cours des prochaines années, nous allons nous concentrer sur le marché extérieur : l’Europe et les États-Unis. Présentement, nous exportons environ 15 % de notre production, mais nous tenterons d’atteindre 50 % d’exportation d’ici quelques années », explique-t-il. Spécialisée dans la fabrication de pièces de plastique de grand format, tels les coffres de toit pour autos, les enveloppes de thermopompes, les tables de culture pour serres, les passes à anguilles pour barrages hydroélectriques et les présentoirs à légumes pour supermarchés, l’entreprise vient notamment de signer un important contrat avec la chaîne Wal-Mart.