Les commissaires réagissent aux critiques
« La décision a été mal comprise »
Ce n’est que lorsque la foule a quitté les lieux que les commissaires ont commenté la manifestation d’une cinquantaine de parents.
« Je comprends leur réaction, mais c’est largement dépassé », a affirmé Diane Schetagne, la présidente du conseil des commissaires.
Le directeur général de la Commission scolaire des Trois-Lacs, Bernard Beauchesne, juge le projet tel que présenté n’est pas gagnant pour la CSTL et que les commissaires ont pris leur décision en toute connaissance de cause.
Il s’inquiète qu’en cas de déficit du centre multidisciplinaire, le système scolaire soit pénalisé : « Claude Chagnon ne veut pas admettre les faiblesses des états financiers. » Il ajoute que Vaudreuil-Dorion n’a pas officiellement validé un montant pour le projet. Lors d’une entrevue, le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, a confirmé l’engagement de la Ville de verser 800 000 $ par année pendant 25 ans.
Le commissaire de l’Anse-de-Vaudreuil, Louis-Martin Ouellet, a souligné que la CSTL n’est pas contre le projet en soi, mais « contre la philosophie adjacente ». Il est facile d’accuser la CSTL de ne pas valoriser le sport, fait remarque M. Beauchesne. « Nous sommes toujours perçus comme les méchants. »
Enfin, Rachel Beaudry, du district de Brucy, estime que la Ville de Vaudreuil-Dorion, et non la CSTL, devrait prendre en charge ce projet. Guy Dubois, du secteur de Cavagnal, affirme avoir voté en pensant à son district. « Je ne suis pas élu seulement pour Vaudreuil. Les gens de mon district ne profiteront pas de ce centre. »