Annonces classées | Nos Hebdos
Première Édition
Entête PE
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le Cercle de Fermières souffle 70 bougies

Saint-Clet

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
Voir tous les articles de Stéphane Fortier
Article mis en ligne le 4 avril 2008 à 12:18
Soyez le premier à commenter cet article
Le Cercle de Fermières souffle 70 bougies
La première présidente du Cercle des Fermières de Saint-Clet, Mme Edouard Leduc en 1939. (Photothèque)
Le Cercle de Fermières souffle 70 bougies
Saint-Clet
Le 21 avril 1938, un groupe de 27 femmes clétoises jetait les bases de qui allait devenir le Cercle de Fermières de Saint-Clet, qui fête ce mois-ci son 70e anniversaire.

De fait, le 26 avril prochain, une soirée anniversaire se tiendra au centre communautaire local afin de souligner l’événement.

Il faut d’abord savoir que les Cercles de Fermières du Québec (CFQ) sont une association apolitique (qui professe la neutralité en matière politique) de femmes vouées à l'amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille ainsi qu'à la transmission du patrimoine culturel et artisanal. En effet, depuis la fondation du regroupement, la philosophie de ceux-ci se base sur la recherche de l'authenticité et la transmission du patrimoine. Après 70 ans d'existence, les CFQ visent toujours la sincérité par le maintien des valeurs et de l'engagement familial et social.
Une histoire riche
Comme bien des organismes communautaires, le Cercle de Fermières de Saint-Clet en était un d’entraide dans la communauté. Sa première présidente, Mme Edouard Leduc, dont le mari était député provincial, avait convoqué une première assemblée officielle le 4 mai 1938. S’étaient ajoutées au groupe pas moins de 24 nouvelles membres. Les Fermières ont décidé, à l’époque, de se procurer un sertisseur (instrument servant à mettre des fruits et des légumes en boîtes), de même qu’une égraineuse de blé d’Inde et un extracteur à jus. Ces instruments étaient utilisés par les Fermières, mais servaient pour toute la communauté clétoise. Plus tard, l’organisme se procurera un métier à tisser.

Une première conférence est donnée sur l’embellissement aux abords de la maison et sur l’horticulture. La municipalité de Saint-Clet étant très rurale (elle l’est encore aujourd’hui), il était normal que les premiers sujets de discussion tournent autour de la culture et des jardins.

En 1940, les Fermières mettent sur pied un cercle de couture. L’idée était de confectionner des vêtements pour les personnes démunies en se servant de pièces de tissus usagés. En 1943, les membres procèdent à l’achat de six machines à coudre et les distribuent aux écoles de rang pour les cours d’enseignement ménager.

Les Fermières ont également pu profiter de cours de filage, de tissage, et de confection de chapeaux et, dans les années 1950 en particulier, de cours d’art culinaire. « Les dames partageaient beaucoup leurs connaissances », de dire Liliane Pharand, conseillère en art textile et membre du Cercle de Fermières de Saint-Clet depuis 1957. Mme Pharand se souvient des pèlerinages aux croix de chemin auxquels les Fermières se consacraient.

Non seulement partageaient-elles leurs connaissances, mais, en 1959, elles mettent sur pied une bibliothèque dans le but d’intéresser les gens, les jeunes en particulier, à la lecture. De plus, pendant une quinzaine d’années, les Fermières de Saint-Clet ont tricoté des vêtements pour des gens atteints de la lèpre dans les pays du tiers-monde. Elles ont également confectionné des couvertures pour les sans-abri.

Tout au long de leur existence, en plus de faire valoir les talents locaux dans leurs réunions, le Cercle de Fermières de Saint-Clet et ses membres ont participé à de nombreuses expositions locales, régionales et provinciales.

Et aujourd’hui? « Il n’y a pas de relève. Nos membres sont vieillissantes, et il est difficile de leur demander de faire de petits travaux comme autrefois », explique Suzanne Sureau, responsable des comités au sein du Cercle de Fermières.

Après avoir atteint un sommet en 1982 avec 130 membres, il ne reste plus que 34 femmes au sien du groupe, dont une des membres fondatrices, Anne-Marie Schmidt, aujourd’hui âgée de 89 ans.

La vice-présidente du Cercle, Lucie Farand, rappelle toutefois que les Fermières d’aujourd’hui sont toujours aussi actives, particulièrement auprès de jeunes, à qui elles apprennent les rudiments de la couture, du tissage et de bien d’autres arts dont elles connaissent le secret. Sans oublier les fameuses recettes de leur livre édité en 1981, encore aujourd’hui toujours aussi populaire.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Sachant que les banques alimentaires sont vides, donnerez-vous plus généreusement?
  • Oui
  • Non