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Les amphibiens face à une crise mondiale

Zoos et aquariums se mobilisent

Elizabeth Caron par Elizabeth Caron
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Article mis en ligne le 1 mars 2008 à 0:22
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Les amphibiens face à une crise mondiale
Maintenant reconnu comme une référence en recherche et en conservation des amphibiens au Québec, l’Écomuseum est très actif auprès des enfants avec, notamment, Orion le ouaouaron.
Les amphibiens face à une crise mondiale
Zoos et aquariums se mobilisent
Vendredi dernier, l’Écomuseum a reçu les représentants des principales associations de zoos et d’aquariums du Québec. Cette alliance extraordinaire, une première, visait à focaliser l’attention du public et des institutions sur la crise des amphibiens.

Les zoos et aquarium accrédités par l’Association canadienne des zoos et des aquariums (AZAC), soit le Biodôme de Montréal, le Zoo de Granby, le Parc Safari, le Parc aquarium de Québec et le Zoo sauvage de Saint-Félicien, se sont réunis à l’Écomuseum dans un grand effort d’action et de sensibilisation. Un plan d’action par institution de 23 activités a été développé, dont 17 seront entreprises par l’Écomuseum. Entre autres, le lancement de l’Année de la grenouille 2008, des activités lors du Jour de la Terre, de la Semaine de la conservation, la réalisation d’exhibits et la participation au grand nettoyage des rives seront proposées au public.

Le problème est criant, « le tiers des 6 000 espèces d’amphibiens du monde - apparues il y a 360 millions d’années - sont menacées d’extinction. Près de 120 espèces ont d’ores et déjà disparu de la surface de la planète. Si le rythme s’accélère, les scientifiques estiment que 50 % des amphibiens auront disparu d’ici la fin du siècle. »
Quoi faire pour sauver les amphibiens
Les amphibiens doivent faire face à de nombreux facteurs responsables de leur disparition, notamment la perte de leur habitat, les changements climatiques, la pollution, les pesticides, mais aussi le prélèvement en nature pour la consommation humaine et le commerce d’animaux de compagnie. Une des causes très préoccupantes est l’apparition d’une maladie fongique, la chytridiomycose. Responsable de la perte de 60 % des espèces d’amphibiens, cette maladie incurable est toutefois moins désastreuse au Québec. Mais si la maladie se propage au Québec, David Rodrigue, directeur de l’Écomuseum, estime qu’une espèce comme la rainette faux-grillon de l’Ouest pourrait disparaître en une seule année. Notons que cette espèce est déjà disparue de Vaudreuil-Soulanges.

David Rodrigue est certain « que les gens peuvent faire quelque chose ». « Les humains ne sont pas dissociés des amphibiens », nos futurs sont liés. Les amphibiens représentent les meilleurs bio-indicateurs des milieux naturels. Chaque visite, les personnes qui parcourent les sentiers de l’Écomuseum contribuent à la recherche. Dans chacune des municipalités, les organismes et la population peuvent inciter les élus municipaux à protéger les milieux humides. Entre 2004 et 2005, 25 % des sites de reproduction de la rainette faux-grillon de l’Ouest ont été remblayés.

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