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Objectif l’urne

Pour Julien Tellier, c.s.v., artiste et artisan

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 18 janvier 2008 à 13:43
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Objectif l’urne
Julien Tellier et quelques-unes de ses œuvres. Des urnes funéraires pour tous les goûts.(Photop HS)
Objectif l’urne
Pour Julien Tellier, c.s.v., artiste et artisan
RIGAUD – La passion de l’art et de l’artisanat a toujours habité Julien Tellier, clerc de Saint-Viateur (c.s.v.) maintenant à la retraite.
Après avoir consacré son talent au dessin et à la peinture, Julien Tellier s’est découvert un nouveau violon d’Ingres, soit la fabrication d’urnes funéraires.

Auparavant, l’Église catholique n’était pas tellement chaude à l’idée d’incinérer les corps, et chez les clercs de Saint-Viateur on ne faisait guère exception. Aujourd’hui, le principe est accepté au sein de l’Église et il n’en fallait pas plus pour que Julien Tellier s’y intéresse. « Je trouvais cela facile à faire et je me suis demandé : " Pourquoi n’en fabriquerais-je pas moi-même ? " »

Utilisant des matériaux comme le pin blanc et l’acajou, il se met donc à la fabrication d’urnes funéraires tout en faisant office de réceptionniste à la Maison Charlebois de Rigaud, où il réside. « Ce sont des créations personnelles, et je puis les faire sous différentes formes, et ce, sur demande », dit-il. Il en a déjà réalisé 45, qui attendent dans son atelier que quelqu’un s’y intéresse, car, même s’il s’agit d’un hobby pour lui, il aimerait bien les écouler. Et des urnes de son cru, il y en a de différentes qualités. « Une personne qui aimerait acquérir une de mes urnes peut aussi bien débourser 80 $ que 200 $ ».
Mission
La carrière de Julien Tellier avait débuté par une mission au Pérou. Pendant 13 ans, M. Tellier a enseigné, en espagnol s’il vous plaît, dans une école primaire près de Lima, la capitale. « Lors que je suis arrivé au Pérou, je ne parlais pas un mot d’espagnol », relate M. Tellier. Ses élèves possédaient un sens artistique fort développé. M. Tellier a d’ailleurs initié les enfants d’un orphelinat à l’art et à l’artisanat. Au Pérou, il a constaté que les garçons étaient beaucoup plus minutieux, travaillaient beaucoup mieux que les filles, particulièrement les adolescents.

Julien Tellier revient par la suite au pays et travaille plusieurs années au centre de réflexion chrétienne de Joliette. Au fil de ce contrat, il continue de peindre et expose même ses oeuvres. Depuis 13 ans, il demeure à Rigaud et continue de faire vivre sa passion pour les arts. Il a même exposé quelques uns de ses tableaux au Pavillon de l’érable, propriété de l’Auberge des Gallant.

Aujourd’hui, Julien Tellier continue à fabriquer des urnes. Toute personne qui aimerait se porter acquéreur d’une de ses œuvres peut toujours lui rendre visite à la Maison Charlebois de la rue St-Viateur à Rigaud.

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