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Beaux souvenirs, beaux apprentissages

La crise du verglas de 1998 à Salaberry-de-Valleyfield

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 11 janvier 2008 à 23:20
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Beaux souvenirs, beaux apprentissages
Le Collège de Valleyfield a été un centre névralgique lors de la crise du verglas.
Beaux souvenirs, beaux apprentissages
La crise du verglas de 1998 à Salaberry-de-Valleyfield
La capitale du Suroît avait été, somme toute, passablement épargnée des désastres du verglas il y a dix ans. Par contre, la crise avait été assez sérieuse pour que les autorités mettent à l’épreuve leurs mesures d’urgence.

« Nous avons manqué d’électricité pendant seulement trois à quatre jours, ce qui est notable mais beaucoup moins qu’ailleurs. Nous avons été très chanceux », exprime d’entrée de jeu le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe. Il affirme que sa ville a eu la chance d’être pourvue d’électricité par des lignes à haute tension et des postes de transformation qui n’ont pas été tellement endommagés. C’est pourquoi les Campivallensiens ont été relativement épargnés.
Problème d’eau
À Salaberry-de-Valleyfield, le maire raconte que c’est plutôt le niveau de l’eau qui a inquiété les autorités. « Hydro-Québec avait dû arrêter la centrale de Beauharnois. Par conséquent, il fallait détourner l’eau du bassin ailleurs », explique-t-il. À long terme, selon les spécialistes, cela aurait peut-être pu causer des inondations dans certains secteurs de Grande-Île et de Saint-Timothée. « Devant cette situation, les autorités ont demandé à GoodYear de redémarrer sa production, question qu’elle puisse consommer l’électricité produite par la centrale, qui a ainsi repris ses activités et réglé la question du détournement de l’eau », poursuit-il.
Belles découvertes
Au plus fort de la crise, les autorités ont dépanné des centaines de citoyens, notamment au Collège de Valleyfield. « Nous avons découvert toute l’utilité du collège, qui est presque une ville en soi. Le collège a une génératrice, une cafétéria, des gymnases pour loger les gens, des douches, une clinique médicale, et même une salle de spectacle pour désennuyer les enfants. Ce fut réellement un centre névralgique pour gérer la crise », raconte le maire, fier d’avoir cette institution sur son territoire.
Partenariats
Parmi les éléments positifs se dégageant de cette crise, le maire mentionne aussi les liens beaucoup plus étroits créés entre la Ville et d’autres intervenants, le CLSC par exemple. « Avec cet épisode, on s’est mis à travailler ensemble et on se rend compte maintenant de nombreux projets communs », se plaît-il à raconter.
Leçons et améliorations
Malgré le bon déroulement des événements il y a dix ans, le maire confirme néanmoins que des améliorations ont été apportées au plan des mesures d’urgence. « Nous avons maintenant de meilleurs outils de communication interne, on est mieux équipés et on a aussi créé le Comité mixte municipal industriel, qui se penche sur les mesures à prendre en cas d’accident industriel majeur », explique-t-il, tout en précisant que la Ville a aussi l’obligation de réviser annuellement son plan des mesures d’urgence.

En somme, le maire se rappelle que les Campivallensiens ont été chanceux à la crise du verglas et il est aussi confiant que Salaberry-de-Valleyfield saurait se débrouiller s’il y avait une autre crise majeure de sécurité publique.

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