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De prestigieuses récompenses pour Marie-Hélène Proulx

Journaliste originaire de Rigaud

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 14 décembre 2007 à 14:33
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De prestigieuses récompenses pour Marie-Hélène Proulx
Marie-Hélène Proulx à son bureau au magazine Jobboom, probablement en train de pondre un futur prix de journaliste, qui sait ? ((Photo HS)
De prestigieuses récompenses pour Marie-Hélène Proulx
Journaliste originaire de Rigaud
RIGAUD – Un simple arrêt à la rédaction d’un journal étudiant a, un jour, transformé complètement le destin d’une jeune rigaudienne, Marie-Hélène Proulx, considérée aujourd’hui comme l’une de nos meilleures journalistes de la relève au Québec.
Marie-Hélène Proulx, âgée de seulement 32 ans, possède déjà une impressionnante feuille de route. Elle a notamment collaboré à divers magazines comme L’actualité, Elle Québec et Le Bel Âge de même qu’au site Web de LCN. Mais la cerise sur le gâteau, c’est la récente obtention de deux prestigieux prix de journalisme soit le Prix Jean Paré, accompagné d’une bourse de 3 000 $, et le Prix Arthur-Prévost, décerné par la Fédération des Journalistes professionnels du Québec (FPJQ) auquel est rattachée une bourse de 2 000 $. Ces deux prix lui ont été attribués pour la qualité et l’ensemble de son travail, mais celui de la FPJQ vient également souligner le travail d’un ou d’une journaliste de la relève.
Virage
Détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise obtenus à l’Université McGill, Marie-Hélène Proulx se destinait à l’enseignement de la littérature avant cette rencontre fortuite au journal francophone de l’institution. « Le rédacteur en chef, cherchant toujours des pigistes, m’a tout bonnement demandé si je voulais collaborer au journal », relate Marie-Hélène. Sa première affectation ? Rien de moins qu’une entrevue avec l’écrivain Yves Beauchemin. « Ces deux heures d’entrevue se sont avérées un tournant dans ma future vie professionnelle. Cela a été un véritable coup de foudre pour l’entrevue journalistique », se souvient-elle.

Ce genre d’événement lui a fait découvrir toutes les qualités enfouies en elle, des qualités qui allaient en faire une journaliste hors pair. « La curiosité intellectuelle, je l’ai toujours eue, en plus d’une capacité d’écoute et la sociabilité, qualités nécessaires pour accomplir les tâches inhérentes au métier de journaliste. Il ne me restait plus que laisser le côté littéraire et acquérir le style journalistique dans mon écriture, de même qu’accroître ma culture générale », mentionne Marie-Hélène. Elle se perfectionne donc à cette fin. Incidemment, elle est très reconnaissante envers ses professeurs qui l’ont beaucoup aidée dans ses démarches et l’ont souvent recommandée. Elle l’a incidemment été afin de collaborer à des magazines aussi prestigieux que L’actualité.

Marie-Hélène a également suivi une formation de rédaction sur le Web et, plus tard, a été embauchée par le Canal Nouvelles (LCN) à TVA. « Le jour, j’étais agente de communication au ministère des Anciens Combattants et le reste du temps, je collaborais à des magazines et à LCN en écrivant les nouvelles pour les chefs d’antenne. C’était complètement fou », se rappelle-t-elle.

Si elle considérait les médias électroniques comme n’étant pas vraiment sa tasse de thé, elle a toutefois bien aimé collaborer au site Web du réseau. « Je sentais que j’étais plus en contrôle. Je devais beaucoup plus me servir de mon jugement, par exemple pour sélectionner les nouvelles à paraître sur le site. C’était beaucoup plus valorisant », aux dires de Marie-Hélène Proulx. Mais à ce moment, son désir le plus cher est de quitter la télé pour se consacrer au magazine.
Sa vraie vocation
Le magazine, c’est vraiment le médium avec lequel Marie-Hélène Proulx se sent le plus à l’aise. D’ailleurs, aujourd’hui, elle œuvre au sein de l’équipe de rédaction du magazine de Jobboom comme journaliste régulière. Pourquoi Jobboom ? « Lorsque j’ai feuilleté pour la première fois ce magazine, j’ai tout de suite été frappé par la rigueur journalistique qui y transpirait. Il était clair qu’ils ne se contentaient pas d’à-peu-près. Je les trouvais très pointilleux et les articles étaient très fouillés. J’ai beaucoup de respect pour ces qualités et cela m’a attirée », précise-t-elle. Ce que femme veut… Marie-Hélène devient donc collaboratrice à Jobboom et elle convainc ses patrons de la nécessité de compter sur une journaliste à temps plein. Elle y travaille maintenant depuis près de trois ans et pour elle, c’est réellement l’apothéose.
Projets d’avenir
Sans être carriériste, Marie-Hélène Proulx caresse quand même des rêves reliés à son métier. « J’aimerais bien faire du reportage à l’étranger relié à la ligne de notre magazine soit le marché du travail, bien sûr, et je crois que cela pourrait se concrétiser cette année. J’aimerais également interviewer des personnalités appelées à jouer un rôle important sur la planète. Des hommes et des femmes de pouvoir, par exemple, qui ont une influence sur le déroulement et l’histoire de notre monde », explique Marie-Hélène. Si un jour elle publie un bouquin, il pourrait bien contenir les entretiens qu’elle aura eus avec les grands de ce monde. « Ce que j’aimerais que l’on y retrouve, ce sont les émotions ressenties au cours de ses entrevues, celles de l’interviewé et celles de l’intervieweur », dit-elle à ce sujet.

Nul doute que cette journaliste douée d’un grand talent, promise à un bel avenir, saura un jour nous faire partager de grandes entrevues, pourra nous écrire des entretiens si sentis que le lecteur aura l’impression d’être présent, d’être un observateur de l’événement.

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