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18 millions de dollars pour gérer la MRC

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 29 novembre 2007 à 23:59
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18 millions de dollars pour gérer la MRC
Les maires de Vaudreuil-Soulanges étudient les documents détaillant le budget de la MRC pour la prochaine année. (Bianca Diorio)
Dévoilement du budget de la MRC de Vaudreuil-Soulanges 2008
18 millions de dollars pour gérer la MRC
Vaudreuil-Soulanges - La MRC de Vaudreuil-Soulanges a dévoilé mercredi soir son budget pour 2008 – soit 18 000 000 $ pour la prochaine année.

Le préfet de la MRC, Normand Ménard, semble heureux du budget annoncé. « Tout va très bien. Il s’agit d’un bon budget. Les maires semblent satisfaits », dit-il.

Il explique cependant qu’il est plus réel de dire que le budget est de 12 millions de dollars – le budget n’incluant pas la ristourne de la Sûreté du Québec. Cette ristourne est de 6, 35 millions, soit 830 000 $ de plus qu’en 2007. Cependant, cette ristourne est directement retournée aux municipalités pour payer la SQ, donc elle n’est pas vraiment considérée comme faisant partie du budget de la MRC. « Si on inclut la ristourne dans le budget, c’est un peu gonflé comme montant. C’est un contrat de la MRC, mais les villes paient un montant en conséquence du service qu’ils utilisent », dit M. Ménard.
Services à la population
La collecte de déchets et la collecte sélective engagent les plus grosses dépenses, soit 2,5 millions de dollars pour le contrat de déchets domestiques et 3,2 millions de dollars pour la collective sélective, incluant les collectes de résidus domestiques dangereux. Ces dépenses représentent près de 50 % du budget de la MRC. Le montant pour la collecte sélective a augmenté de 656 000 $ depuis 2007. « Nous voulons faire des partenariats au cours de la prochaine année pour instaurer des éco-parcs », dit M. Ménard.

« Un gros montant va au financement des nouveaux bacs de recyclage », explique M. Ménard. Cependant, il ajoute que les ristournes provenant de la quantité de récupération aident à diminuer le montant. Plus les gens recyclent, plus c’est payant pour la MRC.

Le budget pour la cour régionale est de 795 998 $.

La centrale 911 coûte 360 000 $ et 10 000 $ sont alloués pour le nouveau service 311 qui sera en fonction en octobre 2008. « Ceci permettra d’alléger le nombre d’appels au 911 », dit M. Ménard. Il ajoute que ce projet sera étudié du mois d’octobre 2008 au mois de décembre 2008 et que le système sera gardé si tout fonctionne bien. De plus, 40 000 $ sont attribués pour la communication radio incendie.

Un montant de 1,33 million de dollars est accordé pour l’amélioration des cours d’eau.
Contribution aux organismes
La contribution faite aux différents organismes de la région représente 11,61 % du budget, soit 1,4 million de dollars, une augmentation de 194 000 $ depuis 2007. Les organismes culturels pourront se partager 128 600 $, le pacte rural reçoit 244 000 $ et les projets régionaux pourront recevoir 933 308 $. M. Ménard ajoute qu’un nouveau projet culturel avec un partenaire important sera dévoilé au début de l’année.
Services aux municipalités
Pour le service sécurité incendie, la MRC dépensera 61 000 $, une peu moins qu’en 2007. « Nous finalisons le schéma de couverture de risque bientôt, donc ça va coûter moins cher », dit M. Ménard.

Un montant de 294 548 $ est alloué pour l’administration générale, ainsi que 610 127 $ pour la gestion financière et administrative, et 61 000 $ pour le conseil de la MRC. L’aménagement, le développement et l’urbanisme recevra 465 764 $.

La somme pour le plan de matière résiduelle est moins élevée qu’en 2007 – soit 177 500 $ pour 2008, comparé à 232 388 $ en 2007.

Maintenant que le budget de la MRC est adopté, les villes procéderont au cours du mois de décembre à dévoiler leur propre budget.

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Steve Boudrias

Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2007
Il y a un peu plus d'un an, j'ai quitté Montréal afin d'étudier dans les environs de "downtown" Vaudreuil.

Évidemment, d'un point de vue Montréalais, ce type de bilan financier détaillé, simplifié et aisé à visualiser ou comprendre dans ses grandes lignes me remplit d'admiration envers une administration rigoureuse et transparente des deniers publics.

Bien entendu, je ne prétends pas que Montréal et la MRC de Vaudreuil-Soulange puissent se comparer en terme de complexité ou d'efficacité administrative.

Mon point de vue ne porte pas sur cet aspect de la question.

Ce que je veux simplement souligner, c'est que ce type d'interraction entre les autorités municipales d'une région donnée avec un organe d'information bien construit (le nombre et la variété des collaborateurs est plutôt impressionnant pour un hebdo régional, d'un point de vue "montréalo-centriste" encore une fois).


Les raisons qui me poussent à vous faire part de mon opinion sur la question sont simples :

1) dans une optique de décentralisation de plus en plus poussée, il est rassurant de voir que l'on peut citer en exemple la MRC de Vaudreuil-Soulange pour sa manière très équilibrée (à la fois au niveau des chiffres que des priorités exprimées par ceux-ci) de traiter de la "propriété publique" ;

2) lorsqu'on constate avec autant de clarté que la moitié des dépenses d'une municipalité qui se respecte (en prenant soin d'administré avec soin les taxes de ses citoyens) sont consacrées à la gestion des déchets, on ne peut faire autrement que de prendre conscience de l'importance d'explorer le maximum d'options écologiques possibles afin d'éviter une éventuelle augmentation de ce secteur de dépenses OU risquer de voir une bonne occasion d'améliorer NON-financièrement la situation en entreprenant (peut-être) une campagne * encore plus intense et ciblée de la sensibilation du triple "R" **.


* Une campagne publicitaire écologique s'articule autour d'un axe clair : celui du développement durable en harmonie avec le patrimoine naturel, culturel ET traditionnel d'un territoire donné.


** L'environnement et les conditions de vie durable (d'un point de vue éco-logique) tient dans le simple fait d'augmenter la Réduction de la surconsommation superficielle (l'abus du packaging en est un exemple) ; rechercher de nouveaux moyens ou de nouvelles méthodes de Rééutilisation de ce que l'on perçoit à tort comme des "déchets" ; finalement, développer les infrastrucutures de Recyclage ET instaurer des politiques incitatives favorisant ce type de responsabilisation citoyenne de plusieurs manières.


_________________________________________________________

Quelques façons pour améliorer l'écologie citoyenne et, par le fait même, augmenter la fréquence des gestes triple R tout en réduisant le fardeau écononomique relié au traitement des déchets de la munipalité / communauté :


1) en encourageant fiscalement ou financièrement le RECYCLAGE plus intensif des déchets par les contribuables de la MRC ;

2) en développant les infrastructures ou les tactiques de RÉÉTULISATION des déchets résiduels de tous types ;

3) et finalement, en débloquant des fonds spéciaux au niveau provincial*** afin de favoriser, implanter ou développer à plus grande échelle des techniques de RÉDUCTION massive de la consommation de produits abusivement emballé ou exagérément plastifiés ou cartonnés.


*** L'environnement étant de juridiction québécoise ET canadienne, l'application des solutions concrètes restera toujours de responsabilités municipales lorsque viendra le temps de mettre en oeuvre effectivement les plans et les exigences environnementales conçues à un niveau de gournement "supérieur". En d'autres mots, les défis écologiques du XXIe siècle nous oblige à faire preuve d'imaginaton administrative et d'esprit d'initiative communautaire de telle manière qu'il n'y a que par le biais d'une culture politique de proximité et d'ouverture envers le citoyen que nous pourrons, en tant que micro-collectivités inter-dépendantes les unes par rapports aux autres, redéfénir et revivifier notre besoin de projet collectif plus solidaire ET plus prospère. Car il ne faut pas oublier de brisé un préjugé nuisible lorsqu'on parle d'écologie : l'écologie s'harmonise parfaitement avec un besoin ardent de mieux administré l'argent du domaine privé ET public.

Enfin, c'est ce que je perçois comme possibilité en regardant votre bilan écolo-économique régionale.

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