Le débat se poursuit
La saga des biocarburants
Dans une lettre ouverte, le ministre Christian Paradis, secrétaire d’État à l’Agriculture, défend la position de Lyne Beauchamp, ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, et celle de son gouvernement.
Le choix du maïs comme matière première à la production de biocarburant préoccupe toujours. Monsieur Paradis croit pour sa part que l’éthanol à base de maïs représente la solution immédiate afin d’atteindre la cible de 5 % de contenu renouvelable dans les carburants. « Il serait toutefois irresponsable de laisser croire à nos concitoyens que l'on puisse atteindre nos objectifs sans utiliser les carburants renouvelables disponibles en grande quantité, maintenant, comme l'éthanol à base de maïs ».
D’autre part, l’option cellulosique reprend sa place dans le débat. Madame Beauchamp entend investir 6,5 millions de dollars dans l’éthanol fait à partir de graminées à croissance rapide, les déchets agricoles et la biomasse forestière.
500 millions du fédéral
Le gouvernement du Canada a récemment accordé 500 millions de dollars sur sept ans pour le développement des carburants renouvelables au Canada. Ce fonds sera géré par Technologies du développement durable du Canada (TDDC), une fondation à but non lucratif. TDDC finance et appuie le développement des solutions aux problèmes de changement climatique, de la qualité de l’air, de l’eau et du sol, lesquelles auront des répercussions bénéfiques sur la santé des Canadiens, ainsi que sur leur environnement et la vie économique du pays.
Selon James M. Stanford, président du Conseil d'administration de TDDC, « Le fonds a pour objectif de tirer profit de l’abondance de la biomasse convenable au Canada en finançant des installations de démonstration à grande échelle et en encourageant la croissance et la conservation des technologies et expertises locales au pays. »