Selon plusieurs citoyens, le projet de loi auraient dû inclure une clause prévoyant d’augmenter l’âge requis pour l’obtention pour un permis de conduire à 18 ans. (Photo Bianca Diorio)
Il faut des mesures encore plus sévères, selon Johanne McIntyre
Elle était l’une des organisatrices de la marche pour Bianca
VAUDREUIL-SOULANGES – L’une des responsables de la marche organisée à la mémoire de Bianca Leduc, Johanne McIntyre, aurait aimé que la ministre des Transports, Julie Boulet, soit plus sévère.
Elle doute également que ce projet de loi s’attaque au vrai problème. « Ils fixeront le taux d’alcoolémie limite à 0,05 mg, cela ne prendra pas une très importante consommation pour l’atteindre. Le problème ne se situe pas là, mais au niveau des pénalités », rappelle Mme McIntyre. L’un des chevaux de bataille de Mme McIntyre et de son groupe était d’augmenter l’âge requis pour l’obtention pour un permis de conduire à 18 ans. « Le photo-radar, c’est extra, mais en Ontario, si un conducteur dépasse de 50 km/h la limite de vitesse permise, il se fait saisir sa voiture en plus de devoir payer une amende. Ici, on est trop permissif, les gens préfèrent s’en foutre », croit Johanne McIntyre qui a été heureuse d’apprendre qu’au moins, la ministre va examiner la question des effectifs policiers. « Nous voulons que ceux qui font vraiment de l’excès de vitesse soient pénalisés plus sévèrement », insiste Mme McIntyre.
De son côté, la mère de Bianca Leduc, Nadine Leduc, croit, pour sa part que ce n’est pas ce genre de mesures qui va diminuer le nombre d’accidents sur la route. Elle croit elle aussi que l’obtention du permis de conduire ne devrait pas être accordée avant 18 ans.
Par ailleurs, le modérateur du Comité d’action des citoyens en sécurité publique de Saint-Lazare, Gilles Boudreau ne peut être contre la vertu, mais… « Toute action que la ministre va entreprendre pour réduire la vitesse et faire respecter le Code de la sécurité routière est évidemment une très bonne chose. J’aurais cependant apprécié que le gouvernement prévoit le déploiement de plus d’effectifs policiers et je dis bien le gouvernement, car pendant longtemps (et encore aujourd’hui), on a blâmé les policiers, mais si l’on en veut plus sur les routes, ce ne sont pas eux qui vont prendre ce genre de décision, c’est le gouvernement », croit M. Boudreau.