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Gilles Duceppe soutient les groupes en itinérance d’ici

À l’occasion du coquetel-bénéfice du Bloc québécois de Beauharnois-Salaberry

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 12 novembre 2007 à 11:22
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Gilles Duceppe soutient les groupes en itinérance d’ici
Gilles Duceppe souhaiterait que le fédéral laisse à Québec le pouvoir de décider des subventions accordées en itinérance au Québec. (Photo Daniel Cuillerier)
Gilles Duceppe soutient les groupes en itinérance d’ici
À l’occasion du coquetel-bénéfice du Bloc québécois de Beauharnois-Salaberry
Salaberry-de-Valleyfield - Des organismes communautaires œuvrant en itinérance se retrouvent actuellement dans l’incertitude quant aux subventions qu’ils attendent du fédéral. Jeudi, le chef du Bloc québécois a souligné leur importance dans la région et a émis le souhait que le fédéral se retire des compétences provinciales.
Le jeudi 8 novembre, Gilles Duceppe, Claude DeBellefeuille et Meili Faille ont rencontré Émile Duhamel, de la Maison de dépannage Valleyfield, et Guylaine Sauvé, du Centre de transition en itinérance, pour écouter leurs inquiétudes quant à l’avenir de leur organisme. Des services essentiels en itinérance et en insertion et 14 postes d’intervenant sont menacés si le gouvernement fédéral décide de les exclure d’une subvention importante dans la cadre du programme Initiative des partenariats de lutte contre l’itinérance (IPLI).

Le problème tient au fait que le programme de financement IPLI ne reconnaît pas la ville de Salaberry-de-Valleyfield comme « ville désignée » de services. Lors du dernier octroi, les organismes avaient dû se battre pour se faire reconnaître et voilà qu’ils dépendent encore de la bonne volonté de fonctionnaires fédéraux pour l’octroi de la prochaine subvention, qui devrait se décider d’ici la mi-décembre. « Nous desservons déjà 40 % des "villes désignées", qui sont dans Vaudreuil-Soulanges, et notre taux de succès en réinsertion est très performant », clame Émile Duhamel, représentant d’un organisme qui existe depuis 25 ans et qui ne devrait plus se battre pour être financé.
Avenir incertain
Ces organismes attendent avec impatience la réponse du fédéral, qu’ils souhaitent ardemment positive. « Si le programme nous refuse, mon organisme est tout simplement menacé de fermeture, dit Guylaine Sauvé du Centre de transition en itinérance, alors que la Maison de dépannage devra diminuer considérablement son nombre de lits », explique-t-elle, alertée. Le programme IPLI n’est pas la seule source de financement des organismes, mais en constitue une part importante, accentuant d’autant l’inquiétude entourant la décision à venir. « Nous aurons la décision dans quelques semaines, alors que nos subventions actuelles se terminent à la fin de l’année. Si on nous refuse, ça ne nous laisse donc que très peu de temps pour trouver d’autres sources de financement», de dire Guylaine Sauvé, qui se doute que les conséquences d’un refus seraient désastreuses.
Vaudreuil-Soulanges aussi
Pour Vaudreuil-Soulanges, les conséquences d’un éventuel refus font déjà peur. « Bien souvent, les organismes communautaires de la région qui s’occupent d’itinérance doivent référer des gens à Salaberry-de-Valleyfield. En plus, très souvent on nous y refuse parce que les ressources y fonctionnent déjà à plein régime, explique Meili Faille. Les besoins sont criants, et nous ne pouvons nous permettre de perdre ces ressources faute de subventions du fédéral », s’indigne-t-elle. Émile Duhamel, de la Maison de dépannage Valleyfield, a appuyé la députée, précisant qu’en 2006-2007, presque autant de personnes avaient été refusées que hébergées. « Nous avons hébergé 422 personnes et nous en avons refusé 400 », a-t-il lancé, alarmé à l’idée de réduire des services déjà insuffisants.
Pourquoi le fédéral?
Selon Gilles Duceppe, le programme IPLI est un exemple flagrant d’intervention du fédéral dans les champs de compétence du Québec. « La santé est de juridiction québécoise, alors pourquoi le fédéral vient-il intervenir dans une problématique de santé? La logique voudrait que le budget de ce programme soit transféré au Québec et qu’il soit géré en fonction des priorités et des modèles d’intervention choisis et décidés par Québec, lance-t-il. Voilà un exemple concret qui illustre bien que l’ingérence d’Ottawa dans les compétences provinciales a des conséquences concrètes », répète-t-il.

Gilles Duceppe et les députées Claude DeBellefeuille et Meili Faille demandent que tous les efforts soient faits par les gouvernements provincial et fédéral pour qu’il n’y ait aucune brisure de services et aucune perte d’emplois. « Il faut rappeler que ces organismes desservent le Suroît et que l’impact de ces pertes se ferait sentir dans toute la région, qui serait contrainte de référer la clientèle à Montréal ou à Longueuil », disent-ils. Les députées Claude DeBellefeuille et Meili Faille entendent suivre ce dossier de très près.
Itinérance omniprésente
En attendant la décision des politiciens, l’itinérance, elle, ne s’arrête pas. « Elle n’a pas le même visage qu’à Montréal, expliquent Émile Duhamel et Guylaine Sauvé, mais elle est réelle. » Les sans-abri d’ici sont majoritairement des hommes âgés de 30 à 40 ans, mais on retrouve aussi des femmes et des adolescents en détresse. « Pour beaucoup de gens, nos services tombent juste à point. Assez tôt pour éviter que leur situation dégénère et qu’ils se retrouvent dans le système de santé ou judiciaire », souligne Émile Duhamel, qui espère vivement pouvoir poursuivre sa démarche auprès des délaissés.

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sarah thiffault

Commentaire mis en ligne le 7 octobre 2008
Qu'est ce qu'est ton but comme bloc-quebecois.En autre mots, qu'elle est ton programme, c'est quoi que tu veux faire?

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