Annonces classées | Nos Hebdos
Élections
Première Édition
Entête PE
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La violence perpétue la violence

Article mis en ligne le 28 octobre 2007 à 14:29
Soyez le premier à commenter cet article
La violence perpétue la violence
Cette proposition dépasse, par sa simplicité, les limites de l'absurde. Bien qu'elle soit considérée comme telle, elle semble toujours si peu comprise que l'on en vient à admettre l'évidence selon laquelle la violence serait profondément enfouie aux confins de notre animalité. Que la raison n'y puisse rien, il n'y a là aucun doute puisqu'au sein d'une tumultueuse tempête tout n'y peut rien. Tromper l'animalité au moyen d'un sacrifice est le détour par lequel l'art passe pour ne pas être trompé par l'homme. Elle fait œuvre de victime sacrificielle par transsubstantiation.



Nous avons souvent une perverse difficulté à pratiquer l'autocritique, et nous sommes, par conséquent, souvent tentés d'attribuer à notre civilisation un caractère pacifique. Comment pouvons-nous prétendre à cette qualité connaissant l'état actuel de nos politiques étrangères? Cette guerre a beau prétendre à une pacification de l'Extrême-Orient, elle s'apparente plutôt à une colonisation idéologique. Comment pouvons-nous postuler la pacification au moyen d'une force militaire? Persuadons par l'attrait plutôt que par la réclame. Qu'on le veuille ou non, toute action militaire crée des victimes et de ces victimes naîtra une nouvelle vengeance. Je ne prétends aucunement que nous devons nous abstenir d'intervenir en Extrême-Orient. Tout ce que je désire c'est que nous ayons au moins le courage d'avouer nos convictions profondes en faveur de la liberté; à moins que cette liberté ait servi de leurre à nos dirigeants.



La violence est un potentiel exploitable individuellement, et malheureusement exploitée collectivement. Elle a la possibilité d'émerger individuellement sous plusieurs formes: en art pictural, en art poétique, en art théâtral, en art martial. Elle est donc énergétique. Lorsque j'écris d'une manière particulière, j'exprime en quelque sorte une colère qui ne demande qu'à s'extérioriser. Ayons le courage de notre colère, car, sans son expression, elle finira par nous emporter.



Cette colère est un engin dont les rails lui servent d'itinéraire. Si notre engin s'emballe, seul un déraillement pourra l'arrêter. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons, que le déraillement s'enclenche et que nous ne sachons où cela va mener?

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net


Liens